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Atlas Culinaire · Mexique · BajĂo
Confiserie torsadĂ©e de piloncillo, façonnĂ©e en forme de momie, dulce tĂpico de Guanajuato
La paternitĂ© des charamuscas est revendiquĂ©e par plusieurs Ătats. Guanajuato en a fait son symbole, le caramel ayant pris la forme de momie sous l'influence directe des cĂ©lĂšbres momies du MusĂ©e de Guanajuato attirant les curieux dĂšs le XIXe siĂšcle. Mais l'Aguascalientes revendique avoir nommĂ© et enseignĂ© la fabrication de ces bonbons. Le Larousse Cocina / Diccionario Muñoz Zurita tranche sur la forme : la charamusca Ă©tait Ă l'origine un simple « churro torsadĂ© » avant que l'ingĂ©niositĂ© mexicaine ne lui donne des formes variĂ©es. Le point retenu : la charamusca en forme de momie est une crĂ©ation spĂ©cifiquement guanajuatense, nĂ©e du caramel colonial de piloncillo et de l'imaginaire local des momies, mĂȘme si le bonbon-souche torsadĂ© est plus largement mexicain.
Sans alcool : un atole nature ou un café de olla, dont l'amertume contraste avec le sucre. Avec alcool : se déguste seule, c'est une confiserie de fin de promenade.
Vendue par les confiseurs et marchands ambulants du centre de Guanajuato et aux abords du Musée des Momies ; façonnée à la main, à chaud, devant les passants.
Cliquez un ingrédient pour le cocher pendant vos courses.
Concasser les cÎnes de piloncillo en morceaux pour qu'ils fondent plus vite. Les mettre dans une casserole à fond épais avec l'eau et porter à feu moyen en remuant jusqu'à dissolution complÚte. On obtient un sirop ambré qui est la base de la charamusca.
Ajouter le beurre et, si désiré, le jus de citron. Laisser cuire le sirop sans trop remuer jusqu'au stade « bola dura » (hard ball, env. 120-130 °C au thermomÚtre) : une goutte plongée dans l'eau froide doit former une boule ferme. C'est ce point de cuisson qui rendra la charamusca malléable puis cassante en refroidissant.
Verser le caramel sur une surface beurrĂ©e ou une plaque de marbre lĂ©gĂšrement huilĂ©e. Laisser tiĂ©dir quelques instants jusqu'Ă ce qu'on puisse le manipuler sans se brĂ»ler tout en restant souple. C'est une fenĂȘtre courte : le caramel durcit vite.
Prendre une portion de caramel tiÚde et l'étirer puis le replier plusieurs fois, comme pour un berlingot. Cet étirage incorpore de l'air, éclaircit la couleur et donne le brillant satiné caractéristique. C'est un geste rapide et physique, propre aux confiseurs guanajuatenses.
Rouler et torsader la portion de caramel sur elle-mĂȘme, puis la mouler rapidement en forme de momie â la silhouette emblĂ©matique de Guanajuato â ou d'autres personnages (mariachi, Don Quichotte). Tout se fait Ă chaud et vite, car une fois durci le caramel ne se modĂšle plus. C'est ce façonnage qui fait l'identitĂ© visuelle du bonbon.
Pour les versions modernes, incorporer de la noix de coco rùpée ou des noix hachées au caramel encore chaud avant de le façonner. Le goût originel reste néanmoins le pur piloncillo, et les puristes de Guanajuato défendent cette version sans ajout. Les variantes sont nées de l'inventivité des producteurs au fil des décennies.
Laisser les charamuscas durcir complÚtement à température ambiante. Une fois figées, on les décore parfois de rebozos en papier, de petits sombreros ou d'éléments colorés, comme le veut la tradition artisanale. Les conserver à l'abri de l'humidité, qui ramollit le caramel.
Présenter les charamuscas comme souvenir gourmand, telles qu'on les vend dans les rues et prÚs du Musée des Momies de Guanajuato. Elles se sucent ou se croquent. C'est autant une confiserie qu'un objet identitaire de la ville, indissociable de son imaginaire des momies.
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Sourcer ou se taire
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