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Atlas Culinaire · Corée du Sud · Asie
Le bouillon de poulet glacé, acidulé au vinaigre et piqué de moutarde, qui rafraîchissait la cour l'été
Cliquez un ingrédient pour le cocher pendant vos courses.
Portez l'eau à frémissement avec oignon, ciboule, ail et gingembre, puis plongez le poulet. Pochez 25-30 min à petit bouillon : la chair doit rester nacrée, jamais filandreuse. On cuit doux pour garder le moelleux ; si un blanc est trop cuit, réservez-le pour l'effiloché fin où il passera inaperçu.
Filtrez le bouillon, jetez les aromates, puis refroidissez la casserole dans un bain d'eau glacée. Une fois froid, placez au réfrigérateur : la graisse fige en surface, retirez-la à la cuillère. Un chogyetang de cour se veut limpide et non gras. Si le temps presse, un passage au congélateur accélère la prise en surface.
Dans le bouillon bien froid, fouettez vinaigre, jus de citron, sucre, moutarde délayée, sauce soja claire et sel. Goûtez : l'équilibre vise l'acidité franche relevée d'une pointe piquante, adoucie juste ce qu'il faut par le sucre. Rectifiez par touches ; un bouillon trop acide se rattrape avec un filet de bouillon nature réservé.
Placez le bouillon assaisonné au congélateur 30-40 min, jusqu'à ce que de fins cristaux se forment sur les bords sans que le liquide prenne en bloc. Cette texture semi-prise (slushy) est la marque d'un bon chogyetang estival. Remuez à la fourchette si des glaçons trop gros apparaissent.
Effilochez la chair pochée à la main en lanières fines, dans le sens des fibres. Assaisonnez d'une pointe de sel, poivre, huile de sésame et ail émincé, puis laissez reposer 15 min. Le repos laisse la chair boire l'assaisonnement. Trop de sel ici et le plat, déjà relevé, bascule ; restez léger.
Émincez concombre et poire asiatique en fins bâtonnets ; faites dégorger le concombre 20 min avec un peu de sel puis pressez-le. Battez l'œuf, faites-en une fine crêpe (jidan) que vous détaillez en lanières. Ces garnitures apportent croquant, fraîcheur sucrée et couleur, signatures visuelles du plat de cour.
Si vous servez en repas, cuisez les nouilles de sarrasin al dente, puis rincez-les longuement à l'eau glacée en frottant pour ôter l'amidon. Égouttez et lovez-les en petits nids. Des nouilles bien rincées restent nerveuses et froides, dans l'esprit du naengmyeon dont le chogyetang est cousin.
Disposez au fond du bol le nid de nouilles (facultatif), coiffez du poulet effiloché puis des garnitures en bouquets colorés. Versez au dernier moment le bouillon semi-glacé, ajoutez éventuellement un glaçon et parsemez de sésame et de lanières de jidan. Servez immédiatement, tant que le bouillon est mordant de froid.
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Sourcer ou se taire
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