Chargement de lâatlas
Atlas Culinaire · Indonésie · Asie
L'aci digoreng : garing dehors, kenyal dedans â la galette de tapioca frite nĂ©e dans les charrettes de Bandung des annĂ©es 1970-1980 pour ne pas gaspiller la pĂąte d'aci, aujourd'hui dĂ©clinĂ©e fourrĂ©e et trempĂ©e dans le bumbu rujak
Cliquez un ingrédient pour le cocher pendant vos courses.
Broyer l'ail au cobek, Ă©mincer la cĂ©bette, peser le tapioca et la farine de blĂ© (ratio ~3:1) et faire chauffer l'eau. On prĂ©pare tout d'avance parce que le biang se travaille chaud et que la pĂąte Ă cireng se façonne tiĂšde. Cible : aromates prĂȘts, farines pesĂ©es et eau Ă Ă©bullition. Si l'ail reste en morceaux, l'Ă©craser en pĂąte pour un parfum homogĂšne.
Prélever environ un quart du tapioca dans une casserole, ajouter l'ail broyé, le sel et l'eau, puis chauffer à feu doux en remuant sans cesse jusqu'à obtenir une colle translucide et épaisse (biang), semblable à de la pùte à tapisser. On procÚde ainsi parce que cette gélatinisation partielle est ce qui donnera l'intérieur élastique (kenyal) une fois le cireng frit. Cible : une masse lisse, brillante, translucide, qui nappe la spatule. Si la colle est trop liquide, prolonger la cuisson ; trop compacte, ajouter une cuillÚre d'eau chaude.
Verser le biang chaud sur le reste de tapioca, la farine de blé, la cébette et les assaisonnements. Mélanger puis pétrir briÚvement jusqu'à une pùte souple, homogÚne et modelable, ni collante ni sÚche. On travaille la pùte tiÚde et peu. Cible : une pùte lisse qui se laisse aplatir sans se fissurer ni coller aux mains. Si elle colle, saupoudrer un peu de tapioca ; si elle se craquelle, ajouter une cuillÚre d'eau chaude et repétrir.
PrĂ©lever des portions de pĂąte et les aplatir en galettes ovales ou rondes d'environ 0,5 cm d'Ă©paisseur (les vendeurs varient les formes â Ă©toile, cĆur, soleil â pour signaler diffĂ©rentes garnitures). Pour un cireng isi, dĂ©poser une cuillĂšre de garniture (poulet Ă©picĂ©, fromage, oncom) au centre et refermer soigneusement en pinçant les bords. Cible : des galettes rĂ©guliĂšres, bien scellĂ©es, sans garniture qui dĂ©borde. Si une galette est trop Ă©paisse, elle restera crue au cĆur ; trop fine, elle durcira. RĂ©server sur un plateau farinĂ© de tapioca.
Chauffer l'huile à 170-180 °C (une pincée de tapioca doit grésiller et remonter). Plonger délicatement les galettes, sans surcharger, et frire à feu moyen jusqu'à ce qu'elles soient fermes, dorées et sÚches en surface. On frit à feu moyen (pas trop vif) pour que l'intérieur cuise avant que l'extérieur ne dore trop. Cible : un cireng doré pùle, croustillant, qui ne rend plus de bulles humides. Si la galette gonfle et éclate, l'huile était trop chaude ou la pùte trop humide ; baisser le feu. Retourner à mi-cuisson.
Broyer les cabai rawit et l'ail. Faire fondre le sucre de palme rùpé avec un peu d'eau, ajouter le tamarin délayé, le sel et la pùte de piment-ail. Laisser mijoter jusqu'à une sauce sirupeuse, épaisse et brillante, à l'équilibre sucré-acide-piquant-salé. Cible : une rujak nappante, brun foncé, qui pique et colle légÚrement. Si elle est trop liquide, réduire ; trop épaisse, détendre à l'eau chaude. Goûter et rectifier le piquant et l'acidité.
Ăgoutter les cireng sur du papier absorbant et les servir immĂ©diatement, encore brĂ»lants et croustillants, accompagnĂ©s du bumbu rujak (ou de sambal/kecap) dans un petit bol pour tremper. Cible : un cireng qui craque sous la dent et rĂ©vĂšle un cĆur Ă©lastique et fumant. Si les cireng ont refroidi et ramolli, une seconde friture rapide Ă feu vif leur rend leur croustillant. Ne pas empiler chaud : la vapeur ramollit la croĂ»te.
Marquez-la cuisinée : elle entre dans votre journal, vous rapporte des points d'explorateur.
Sourcer ou se taire
Aucun commentaire pour l'instant. Sois le premier Ă cuisiner cette recette.
Vous l'avez testée ? Notez-la et partagez votre version : vous aidez l'Atlas à grandir.