Chargement de l’atlas
Atlas Culinaire · Croatie · Dalmatie
Les moules adriatiques à la buzara dalmate — fraîches de Mali Ston Bay (Pelješac IGP), ail-persil-vin blanc Pošip-chapelure (prezla) — version bijela (blanche, sans tomate, école Limski) ou crvena (rouge à la tomate, école Mali Ston). Cuisson éclair 5-6 min en marmite ouverte, à manger avec les doigts en sauçant avec pain dalmate
La buzara, c'est la façon adriatique de cuire coquillages et crustacés : vite, dans une marmite couverte, avec de l'ail, du persil, de l'huile d'olive et du vin blanc. Aux moules (dagnje), c'est le plat des konobas de toute la côte croate, de l'Istrie à Dubrovnik, celui qu'on partage à même la marmite posée au centre de la table, en se servant d'une coquille vide comme d'une pince et en sauçant le jus avec du pain.
Blanche ou rouge ? La buzara bijela, sans tomate, à l'ail, au persil et au vin blanc, passe pour la forme originelle, celle de l'Istrie et de Mali Ston ; la buzara crvena, relevée d'un peu de concentré de tomate, est la version plus riche du Kvarner.
Cliquez un ingrédient pour le cocher pendant vos courses.
Laissez tremper les moules 20 min dans l'eau froide (jamais chaude) : elles dégorgent leur sable. Brossez chaque coquille pour ôter dépôts et algues, et arrachez le byssus (la « barbe ») en le tirant vers la charnière. Jetez sans pitié toute moule cassée, ou ouverte qui ne se referme pas au tapotement (elle est morte), ou anormalement lourde (pleine de vase). Rincez et égouttez.
Le pourquoiUne moule qui ne se referme pas est morte, donc dangereuse : le tri à cru est la seule sécurité, car la cuisson ne rattrape pas une moule avariée.
Émincez l'ail au couteau en lamelles très fines (jamais au presse-ail, qui le rend amer). Hachez grossièrement le persil plat. Préparez la chapelure dans un bol, le vin blanc, les quartiers de citron, et faites griller le pain dalmate. Pour la version rouge, préparez aussi le concentré de tomate.
Le pourquoiL'ail écrasé au presse-ail libère des composés amers ; taillé au couteau, il fond doucement et reste doux et parfumé.
Dans une grande cocotte à couvercle (fonte ou cuivre étamé), chauffez l'huile d'olive à feu moyen. Ajoutez l'ail et faites-le suer 1-2 min jusqu'à ce qu'il soit parfumé et à peine doré, surtout pas brun. Ajoutez aussitôt la moitié du persil pour stopper sa cuisson. Version rouge : ajoutez ici le concentré de tomate et faites-le revenir 30 s.
Le pourquoiL'ail doit fondre sans brunir : doré il est doux, bruni il devient amer et gâche tout le jus.
Montez le feu à vif. Versez les moules d'un coup, puis le vin blanc par-dessus : la vapeur d'alcool ouvre les coquilles. Poivrez. Version rouge : ajoutez les tomates concassées ici. Couvrez hermétiquement et cuisez 4-5 min à feu vif, en secouant la cocotte par les anses 2-3 fois (mouvement de bas en haut). Ne remuez jamais à la cuillère.
Le pourquoiLa vapeur de vin sous le couvercle cuit et ouvre les moules en quelques minutes ; secouer répartit le jus sans casser les coquilles que la cuillère abîmerait.
Après 4 min, ouvrez : la plupart des moules sont ouvertes. Saupoudrez 2-3 c. à s. de chapelure en pluie sur toute la surface, secouez vivement 5 s pour répartir, refermez et cuisez encore 1-2 min. La chapelure s'hydrate, gonfle et donne au jus une texture soyeuse, jamais pâteuse.
Le pourquoiLa chapelure boit l'eau des moules et lie le jus en une sauce veloutée : c'est le geste qui signe la buzara croate face à sa cousine italienne.
Ouvrez le couvercle et éliminez les rares moules restées fermées après 6 min de cuisson totale. Coupez le feu. Ajoutez le reste du persil frais (jamais pendant la cuisson, il noircirait) et, si vous aimez, une pincée de feferon (piment doux dalmate). Goûtez le jus : marin, rond d'huile d'olive, vert de persil — sans jamais saler.
Le pourquoiLe persil cru de finition garde son parfum vif ; ajouté en cours de cuisson, il noircit et devient fade.
Posez la cocotte entière au centre de la table et retirez le couvercle dans un nuage de vapeur. Autour, des assiettes creuses, des coupelles pour les coquilles vides, du pain dalmate grillé en grosses tranches et des quartiers de citron. On mange avec les doigts, une coquille vide en guise de pince, et on sauce le jus avec le pain. Un Pošip frais à côté.
Le pourquoiServi brûlant à même la marmite, le plat garde son jus chaud et son côté convivial : la buzara est un plat de partage, pas une assiette dressée.
Marquez-la cuisinée : elle entre dans votre journal, vous rapporte des points d'explorateur.
♔ Cette recette n'a jamais été testée par la communauté. Soyez le premier à fermer la couronne.
Les škampi na buzaru sont la même méthode appliquée aux langoustines : ail, persil, vin blanc, marmite couverte. La buzara est d'abord une façon de cuire, déclinée selon ce que donne la mer.
Voir la recette →La cozze alla busara triestine est la version italienne de l'autre rive : mêmes moules à l'ail et au vin, mais souvent sans la chapelure qui, côté croate, fait la buzara.
Pas encore dans l'AtlasSourcer ou se taire
Aucun commentaire pour l'instant. Sois le premier à cuisiner cette recette.