Chargement de l'atlas
Atlas Culinaire · Philippines · Asie
Le « sisig ilocano » â masque, oreilles et abats de porc bouillis puis grillĂ©s sur la braise, hachĂ©s et liĂ©s d'une sauce vinaigrĂ©e rendue crĂ©meuse par la cervelle de porc (ou, faute de mieux, la mayonnaise) ; un plat de rĂ©cupĂ©ration noble du nord de Luzon, fumĂ©, acide et chaud de gingembre, Ă manger en pulutan.
Le dinakdakan (aussi appelĂ© warek-warek) porte deux dĂ©bats que les Ilocanos dĂ©fendent avec ferveur. Le premier, l'ĂLĂMENT CRĂMEUX â la tradition exige la CERVELLE DE PORC, bouillie puis Ă©crasĂ©e en pĂąte lisse, pour donner au plat son onctuositĂ© signature, comme le dĂ©taillent les sites natifs Kawaling Pinoy et Panlasang Pinoy ; mais la cervelle Ă©tant difficile Ă trouver, salissante ou rebutante pour certains, la MAYONNAISE s'est imposĂ©e comme substitut moderne trĂšs rĂ©pandu (environ 2 c.Ă .s.), au point que beaucoup de jeunes cuisiniers ne connaissent que cette version. Les puristes ilocanos tiennent que sans cervelle, le dinakdakan perd son Ăąme et n'est plus qu'un ersatz. Le second dĂ©bat â la DISTINCTION AVEC LE SISIG : le dinakdakan est souvent prĂ©sentĂ© comme « la version ilocana du sisig » (plat originaire de Pampanga, Kapampangan), mais les Ilocanos refusent l'amalgame. Les diffĂ©rences prĂ©cises, documentĂ©es par Kawaling Pinoy â le sisig a la viande hachĂ©e plus FINEMENT et n'est PAS crĂ©meux (il n'utilise pas de cervelle, seulement le foie), il est souvent servi grĂ©sillant sur plaque chaude avec un Ćuf, et plus citadin ; le dinakdakan garde des morceaux plus gros, tire sa crĂ©mositĂ© de la cervelle, et reste un plat rustique du nord. Confondre les deux, ou appeler « sisig » un dinakdakan, est une faute aux yeux des Ilocanos. Variantes selon les abats employĂ©s â masque, oreilles, nuque, langue, foie, parfois intestins.
Boisson â biĂšre San Miguel Pale Pilsen ou Red Horse glacĂ©e, l'accord pulutan par excellence pour ce plat Ă boire entre amis. Boisson rituelle ilocana â le basi (vin de canne fermentĂ©), dont l'aciditĂ© fait Ă©cho au vinaigre du plat. Sans alcool â jus de calamansi acide. Le dinakdakan se mange avec du riz blanc chaud, qui tempĂšre le gras et l'aciditĂ©. Ăviter les boissons sucrĂ©es qui jurent avec le vinaigre et le gingembre.
Cliquez un ingrédient pour le cocher pendant vos courses.
Nettoyer et flamber les poils du masque et des oreilles, rincer. Placer dans une marmite avec l'ail, le laurier, le poivre en grains et le sel, couvrir d'eau. Pocher Ă frĂ©missement 45 Ă 60 minutes jusqu'Ă ce que la peau et le cartilage soient tendres mais encore fermes. Ăgoutter et Ă©ponger.
Pendant ce temps, nettoyer la cervelle (ĂŽter membrane et filaments sanglants), la pocher 8 Ă 10 minutes dans un peu d'eau salĂ©e jusqu'Ă ce qu'elle soit ferme. L'Ă©goutter et l'Ă©craser Ă la fourchette en pĂąte lisse â cuite, elle perd son goĂ»t mĂ©tallique et devient crĂ©meuse. (Version moderne : rĂ©server simplement la mayonnaise.)
Griller le masque et les oreilles pochĂ©s sur braise, plancha ou poĂȘle trĂšs chaude, 4 Ă 6 minutes par face, jusqu'Ă ce qu'ils soient dorĂ©s et charrĂ©s par endroits â c'est le passage au feu qui donne l'arĂŽme grillĂ©-fumĂ© signature du dinakdakan. Griller le foie 3 Ă 5 minutes s'il est utilisĂ©. Laisser tiĂ©dir.
Hacher le masque, les oreilles et le foie grillĂ©s en morceaux PAS TROP FINS â plus gros que pour un sisig, on doit reconnaĂźtre la texture du cartilage et de la peau. Ămincer l'oignon rouge, le gingembre et le piment.
Dans un grand bol (hors du feu), réunir la viande hachée tiÚde, l'oignon, le gingembre et le piment. Verser le jus de calamansi (ou le vinaigre), saler, poivrer. Incorporer enfin la cervelle écrasée (ou la mayonnaise) et mélanger jusqu'à ce que tout soit nappé d'une sauce crémeuse et acidulée. Goûter et ajuster.
Dresser le dinakdakan tiÚde dans un plat, parsemer d'oignon et de piment frais. Servir avec du riz blanc chaud et, en pulutan, une biÚre glacée. C'est un plat de partage rustique du nord de Luzon, à déguster entre amis. Presser un calamansi supplémentaire pour ceux qui aiment plus acide.
Marquez-la cuisinée : elle entre dans votre journal, vous rapporte des points d'explorateur.
Sourcer ou se taire
Aucun commentaire pour l'instant. Sois le premier Ă cuisiner cette recette.
Vous l'avez testée ? Notez-la et partagez votre version : vous aidez l'Atlas à grandir.