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Atlas Culinaire · Thaïlande · Centre & Bangkok
Poulet enveloppé feuilles de pandanus, friture sucre de palme — signature royale Bangkok
Le Gai Hor Bai Toey est un héritage direct de la cuisine royale Bangkok du XIXe siècle (règne de Rama V, 1868-1910), époque où la cuisine de cour synthétisait les techniques chinoises (mariné-frit), khmères (feuilles aromatiques) et persanes (sucre de palme). David Thompson (Thai Food, Pavilion 2002) le classe explicitement dans le répertoire de cour. La signature aromatique repose sur la feuille de pandanus (bai toey, Pandanus amaryllifolius) qui — selon Saveur — "n'est pas qu'un emballage : la feuille caramélise pendant la friture et imbibe la chair d'une note vanillée-noisette inimitable" (https://www.saveur.com/article/recipes/gai-hor-bai-toey-thai-pandan-wrapped-chicken/). La marinade signature combine sucre de palme + sauce-huître + sésame + soja + whisky thaï (Mekhong) — l'erreur courante des versions occidentales est de remplacer le sucre de palme par sucre blanc, ce qui fait perdre le caractère caramélisé brun-doré quand la feuille brûle légèrement à la friture. La technique authentique double-cuisson (vapeur 10-12 min PUIS friture à 175°C) est conservée par les écoles royales de Bangkok et différencie le plat de versions chinoises plus simples. La feuille n'est PAS mangée — elle est défaite à la table comme un cadeau aromatique.
Riesling sec allemand ou champagne extra-brut qui équilibre le sucré-salé. À Bangkok : bière Chang ou whisky Mekhong on the rocks.
Plat-signature des banquets royaux Rattanakosin et des restaurants haut-de-gamme Bangkok (Methavalai Sorndaeng, Krua Apsorn). Aussi présent en street food, mais qualité variable — la version royale exige feuilles fraîches + sucre de palme + double cuisson.
Cliquez un ingrédient pour le cocher pendant vos courses.
Au mortier : piler racines de coriandre + ail + poivre blanc en pâte fine. Ajouter sucre de palme rapé, écraser jusqu'à dissolution. Transférer dans un saladier. Ajouter sauce-huître, soja claire, soja noire, whisky, sésame grillé, huile sésame. Mélanger. Ajouter le poulet, masser. Couvrir, réfrigérer 4 h minimum (idéal 8 h).
Si congelées : décongeler à température ambiante 30 min, sécher entre torchon. Si fraîches : passer chacune sous eau froide, sécher. Couper l'extrémité pointue. Les feuilles doivent rester souples — si cassantes, tremper 5 min dans eau tiède.
knot pandan — Prendre une feuille, faire un demi-noeud lâche au milieu. Poser un dé de poulet (env. 30 g) dans la poche du noeud. Replier la queue de feuille par-dessus, passer dans la boucle, serrer. La feuille forme une enveloppe pyramidale. Sécuriser avec cure-dent si besoin.
première cuisson — Cuit-vapeur (bambou ou panier inox) au-dessus d'une eau frémissante. Disposer les paquets sans qu'ils se touchent. Vapeur 10-12 min couvert. La feuille devient vert-foncé, la chair est juste cuite (75°C à coeur).
caramélisation — Chauffer huile à 175°C (test : feuille de pandanus jetée frémit aussitôt). Frire les paquets 3-4 min en plusieurs lots, retourner à mi-cuisson. La feuille brunit légèrement, le sucre de palme caramélise et brille. Égoutter sur grille.
Casserole : sucre de palme + eau, chauffer doucement jusqu'à dissolution. Ajouter sauce soja noire sucrée + sauce soja claire. Réduire 3-4 min jusqu'à consistance sirupeuse. Hors feu, ajouter sésame grillé. Goûter — doit être sucré-salé-soyeux.
Disposer les paquets sur plat, encore brûlants. Sauce dans une coupelle à part. Manger en défaisant la feuille à la main : tirer la queue du noeud, le paquet s'ouvre, la chair brillante caramélisée apparaît. Tremper dans la sauce, manger à la main.
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