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Atlas Culinaire · Allemagne · Europe
L'odeur qui fait tout marché de Noël : des amandes prises dans une croûte de sucre craquante et cannelle.
Cliquez un ingrédient pour le cocher pendant vos courses.
Faites chauffer les amandes non mondĂ©es Ă sec dans la poĂȘle Ă feu moyen 3 Ă 4 minutes en remuant, jusqu'Ă ce qu'elles embaument et que leur peau commence Ă luire ; cette torrĂ©faction prĂ©alable rĂ©veille les huiles de l'amande et garantit un cĆur croquant sous le caramel. On entend quelques craquements et une odeur chaude de noisette grillĂ©e monte de la poĂȘle. Les amandes sont prĂȘtes quand elles sont brĂ»lantes et parfumĂ©es ; ne les laissez pas noircir, une peau qui fume signale qu'elles brĂ»lent, retirez-les alors du feu.
Versez dans une large poĂȘle ou sauteuse Ă fond Ă©pais l'eau, le sucre, le sucre vanillĂ©, la cannelle et la pincĂ©e de sel, puis ajoutez d'emblĂ©e les amandes non mondĂ©es ; on dĂ©marre tout ensemble Ă froid pour que chaque amande baigne dans le sirop dĂšs le dĂ©but. Le mĂ©lange doit ĂȘtre fluide et laiteux de cannelle, les amandes bien immergĂ©es. Une large poĂȘle est essentielle : entassĂ©es, les amandes s'enroberaient mal et cuiraient inĂ©galement.
Portez à ébullition à feu vif en remuant, et laissez bouillonner franchement jusqu'à ce que l'eau s'évapore et que le sirop épaississe en grosses bulles lourdes ; il faut chasser toute l'eau avant que le sucre puisse cristalliser. Les bulles passent de fines et rapides à grosses et paresseuses, et le sirop nappe la cuillÚre. Ne baissez pas trop tÎt : tant qu'il reste de l'eau, le sucre ne sablera pas ; mais surveillez, la suite est rapide.
Baissez Ă feu moyen et remuez sans arrĂȘt : soudain le sirop blanchit, devient mat et sableux, et le sucre se met Ă s'agglomĂ©rer en croĂ»te blanche autour de chaque amande ; c'est LE moment clĂ©, la cristallisation, savoir-faire central de la gebrannte Mandel. On entend un crissement sec, la masse devient blanche et poudreuse et les amandes semblent enrobĂ©es de neige. Si cela ne blanchit pas, c'est qu'il restait de l'eau, patientez en remuant ; si ça blanchit d'un coup, continuez de remuer pour ne pas laisser le sucre brĂ»ler par plaques.
Continuez à feu moyen en remuant toujours : le sucre sablé se remet peu à peu à fondre au contact du fond chaud et se transforme en caramel doré qui enrobe les amandes d'une coque brillante ; c'est la seconde bascule, celle qui donne le croquant et la couleur. La masse passe du blanc mat au brun luisant, l'odeur de caramel et de cannelle explose, on entend le sucre grésiller. La cible est une coque ambrée et brillante, pas noire ; si le caramel fonce trop vite, retirez du feu aussitÎt, la chaleur résiduelle finira.
Versez aussitĂŽt les amandes sur une feuille de papier cuisson et sĂ©parez-les vite Ă l'aide de deux fourchettes avant que le caramel ne fige ; il faut les isoler tant qu'elles sont souples, sinon elles se soudent en blocs. ĂtalĂ©es, elles refroidissent en quelques minutes et durcissent en coque cassante. Si elles collent dĂ©jĂ entre elles, cassez les paquets tant qu'ils sont chauds ; travaillez vite car le caramel se fige en moins d'une minute.
Dégustez-les de préférence encore tiÚdes, quand la coque est craquante et l'amande encore chaude, comme sur le stand d'un Volksfest ; refroidies, elles se gardent une à deux semaines en boßte hermétique. Une amande réussie croque net sous la dent puis livre l'amande torréfiée. Si la coque ramollit à la conservation, c'est l'humidité de l'air ; gardez-les au sec, bien fermées, à l'abri de la vapeur de cuisine.
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Sourcer ou se taire
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