Chargement de l’atlas
Atlas Culinaire · Moldova · Europe
Voiles de pâte superposés autour de brânză — ou de pommes râpées — cuits à la poêle ou au sac : l'autre moitié de la carte de visite gagaouze, cousine assumée de la gözleme d'Anatolie.
Cliquez un ingrédient pour le cocher pendant vos courses.
Pétrissez farine, sel, eau, huile en pâte souple, divisez en six boules et reposez trente minutes sous bol chaud. C'est la même famille de pâte que la kıvırma — l'atelier gagaouze mutualise ses gestes : qui sait étirer une yufka sait faire toute la pâtisserie salée du Bugeac.
Étirez chaque boule en voile fin, beurrez au pinceau jusqu'aux bords, semez la garniture en couche légère, recouvrez d'un second voile beurré — et montez ainsi trois étages par galette, en soudant les bords d'un repli. La pile fait un doigt d'épaisseur : c'est la géométrie gagaouze, ni crêpe pliée turque ni tourte moldave.
Poêle épaisse à feu MOYEN, un voile de beurre : posez la galette et comptez 4-5 minutes par face, en pressant doucement à la spatule et en re-beurrant au retournement. Les étages gonflent, se marbrent de taches blondes, la brânză chante entre les couches. L'école du four enfourne les mêmes piles 20 minutes à 190 °C — étages plus soufflés, croûte plus sèche.
Pour la version douce : pommes acidulées râpées et ESSORÉES, sucre, cannelle — même montage, même poêle, feu encore un cran plus doux (le sucre brûle avant la brânză). C'est la gözlemä des enfants et des après-midi d'automne, celle que Rupor documente en parallèle de la salée. La pile dorée, poudrée de sucre, disparaît plus vite qu'elle ne se monte.
Empilez les galettes cuites sous un linge cinq minutes : la vapeur mutuelle assouplit les couvertures pendant que les étages finissent de se prendre. Tranchez ensuite en quartiers, comme une petite tourte. La gözlemä se tient en main — c'est sa fonction historique de casse-croûte des champs.
Servez les quartiers chauds — smântână en cuillerée sur la version brânză, c'est le gain bessarabien sur la recette des steppes ; sucre glace ou miel sur la version pommes. Avec un ayran ou un thé, c'est le goûter, le petit-déjeuner de dimanche ou le casse-croûte des vendanges gagaouzes. Simple, portable, identitaire : la définition même du plat de peuple.
Rupor recense « plus de 100 plats » dans le répertoire gagaouze — mais quand il faut choisir des bannières, gözlemä et kıvırma sortent toujours ensemble : les deux filles de la yufka, l'une de poêle et l'autre de four, l'une de poche et l'autre de table. Les servir côte à côte un jour de fête, c'est résumer un peuple en deux textures.
Marquez-la cuisinée : elle entre dans votre journal, vous rapporte des points d'explorateur.
Sourcer ou se taire
Aucun commentaire pour l'instant. Sois le premier à cuisiner cette recette.
Vous l'avez testée ? Notez-la et partagez votre version : vous aidez l'Atlas à grandir.