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Atlas Culinaire · Corée du Sud · Asie
Le velours gris-ardoise du sésame noir, bouillie de cour et de convalescence.
Cliquez un ingrédient pour le cocher pendant vos courses.
Rincez le riz non glutineux jusqu'à ce que l'eau sorte claire, puis laissez-le tremper 1 à 2 heures dans de l'eau froide avant d'égoutter. Le grain doit se casser sans effort sous l'ongle : c'est le signe qu'il est gorgé d'eau et broiera lisse. Trop pressé, un riz sec laisse des micro-grumeaux qui ne fondront jamais. Si vous manquez de temps, un trempage à l'eau tiède de 40 minutes rattrape l'essentiel.
Lavez le sésame noir, égouttez-le, puis torréfiez-le à feu doux dans une poêle sèche en remuant sans cesse, jusqu'à ce qu'il embaume et commence à crépiter et sauter. On cherche l'arôme grillé, pas la brûlure : le sésame noir est déjà sombre, fiez-vous à l'odeur et au son, pas à la couleur. Dès que trois ou quatre graines sautent hors de la poêle, coupez le feu et débarrassez immédiatement dans une assiette froide pour stopper la cuisson.
Mettez le riz égoutté dans un blender avec 1 tasse d'eau et mixez très finement, plusieurs minutes, jusqu'à obtenir un lait épais. Raclez les parois à mi-parcours pour n'oublier aucun grain. La suspension doit être crémeuse et sans aspérité perceptible sur la langue. Un blender faible ? Mixez en plus petites quantités plutôt que d'ajouter trop d'eau d'un coup.
Dans le blender, mixez le sésame torréfié avec 2 tasses d'eau, en commençant par une demi-tasse pour bien accrocher les graines avant d'allonger. Prolongez jusqu'à un lait sombre et lisse, presque encre. Le sésame est gras : il doit émulsionner et non rester en éclats. Si votre appareil peine, ajoutez l'eau progressivement, cuillère à cuillère.
Passez séparément le lait de riz et le lait de sésame à travers une passoire fine, en pressant à la spatule pour extraire le maximum. Jetez le résidu sableux resté au fond. Cette étape n'est pas facultative : c'est elle qui sépare une bouillie de cour d'une bouillie rustique granuleuse. Si vous aimez une texture plus corsée, gardez une petite part du résidu de sésame — mais tamisez toujours le riz.
Versez le lait de riz tamisé et le reste d'eau (environ 2 à 3 tasses) dans une casserole à fond épais et portez à feu vif en remuant sans jamais cesser avec une spatule en bois. La bouillie va épaissir d'un coup dès l'ébullition : c'est l'amidon qui gélifie. Baissez alors à feu doux, couvrez à demi et laissez frémir en remuant régulièrement pour que rien n'attache au fond.
Versez le lait de sésame tamisé dans la bouillie de riz frémissante et mélangez pour homogénéiser la couleur en gris ardoise profond. Poursuivez la cuisson douce 5 minutes seulement, le temps de marier les saveurs. Le sésame ne doit pas bouillir longtemps : une ébullition prolongée dégrade ses arômes grillés et fait tourner l'amertume. Ajustez l'épaisseur avec un filet d'eau chaude si la bouillie fige trop.
Coupez le feu et versez la bouillie dans des bols individuels. C'est SEULEMENT ici qu'on assaisonne : chacun sale à sa convenance, ou sucre légèrement pour une version douce. Décorez de quelques pignons de pin et d'un peu de jujube émincé. Servez chaud, comme la bouillie du matin des rois ou le premier vrai repas d'un convalescent : à la cuillère, sans façon.
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Sourcer ou se taire
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