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Atlas Culinaire · Indonésie · Asie
La friandise de marché balinaise dont les boulettes, moulées comme des balles de fusil, baignent dans un sirop de sucre de palme au lait de coco.
Cliquez un ingrédient pour le cocher pendant vos courses.
Mélangez la farine de riz gluant, la tapioca, le sel et l'eau de chaux, puis versez l'eau chaude petit à petit en pétrissant jusqu'à une pùte souple et non collante. L'eau chaude gélatinise une partie de l'amidon et donne à la pùte son élasticité ; l'eau de chaux la raffermit. La pùte doit se tenir en boule lisse, ni sÚche ni poisseuse. Vous visez une texture malléable qui ne se fend pas quand on la roule. Si elle colle aux doigts, ajoutez une pincée de farine ; si elle craquelle, quelques gouttes d'eau chaude.
PrĂ©levez de petites portions et roulez-les en boulettes ovales lĂ©gĂšrement aplaties, façon projectile, d'oĂč le nom batun bedil. Une taille rĂ©guliĂšre assure une cuisson homogĂšne et une jolie prĂ©sentation. Les boulettes doivent ĂȘtre lisses, sans fissure, d'environ 2 cm. Vous cherchez des formes nettes et identiques. Si une boulette se craquelle, remouillez-la et relissez-la entre les paumes plutĂŽt que de la laisser fendue, car elle Ă©claterait Ă l'eau.
Plongez les boulettes dans une casserole d'eau bouillante et laissez-les cuire jusqu'Ă ce qu'elles remontent Ă la surface, signe qu'elles sont cuites Ă cĆur. La flottaison indique que l'amidon a fini de gonfler et que la texture est prise. Elles deviennent translucides et lĂ©gĂšrement gonflĂ©es. Vous visez des boulettes tendres et Ă©lastiques sous la dent. DĂšs qu'elles flottent, Ă©gouttez-les et plongez-les dans l'eau froide pour stopper la cuisson et Ă©viter qu'elles ne collent.
MĂ©langez la noix de coco rĂąpĂ©e Ă une pincĂ©e de sel et faites-la cuire briĂšvement Ă la vapeur pour l'assainir et l'attendrir. Cette coco salĂ©e apportera un contrepoint gras et parfumĂ© qui empĂȘche le dessert d'ĂȘtre Ă©cĆurant de sucre. Elle doit rester humide, blanche et souple, non dessĂ©chĂ©e. Vous cherchez une coco moelleuse et savoureuse. Si vous n'avez que de la coco dĂ©shydratĂ©e, rĂ©hydratez-la d'un peu d'eau tiĂšde salĂ©e avant de cuire Ă la vapeur.
Faites fondre le sucre de palme dans l'eau avec les feuilles de pandan à feu doux, puis filtrez pour retirer les impuretés. Le pandan parfume le sirop d'une note herbacée et le filtrage lui donne de la limpidité. Le liquide devient ambré, sirupeux et embaume le caramel de palme. Vous visez un sirop parfumé, ni trop clair ni brûlé. Si le sucre de palme est trÚs foncé et amer, coupez-le d'une cuillÚre de sucre blanc pour arrondir.
Ajoutez le lait de coco au sirop, salez d'une pincĂ©e, puis liez avec la fĂ©cule dĂ©layĂ©e en remuant sans cesse Ă feu doux. Le remuage constant empĂȘche le santan de trancher et la fĂ©cule de faire des grumeaux. La sauce Ă©paissit et nappe la cuillĂšre d'un voile brillant. Vous cherchez une consistance de crĂšme coulante, ni liquide ni gĂ©latineuse. Si elle Ă©paissit trop, dĂ©tendez d'un peu d'eau chaude ; si elle reste liquide, ajoutez un filet de fĂ©cule dĂ©layĂ©e.
Plongez les boulettes égouttées dans la sauce chaude, laissez-les s'imprégner une minute, puis dressez en coupelles et couronnez d'unti kelapa. L'immersion brÚve enrobe chaque boulette de sirop sans la détremper. L'ensemble luit d'un sirop ambré, ponctué du blanc de la coco. Vous visez un dessert tiÚde, sucré-salé, à la texture élastique et fondante. Servez aussitÎt : réchauffé plus tard, un tour à feu doux avec un peu d'eau lui rend son onctuosité.
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Sourcer ou se taire
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