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Atlas Culinaire · Cambodge · Asie
Le braisé réconfort khmer — bœuf longuement mijoté dans un caramel de sucre de palme parfumé à l'anis étoilé, au galanga et au poivre
Le **Kha Sach Ko** (ខសាច់គោ) repose sur une technique signature qui le définit et le divise. Premier point tranché : « kha » (aussi écrit kho/kaw/khor) désigne la **méthode de braisage au caramel de sucre de palme** — on caramélise d'abord le sucre de palme en sirop collant qui sert de base au plat, exactement comme le décrit CNN Travel pour la version bœuf « marvelously complex ». Deuxième point : faut-il de l'**eau de coco ou du bouillon** ? CNN note que certaines versions montent le bouillon à l'eau de coco pour la rondeur, d'autres au bouillon clair — les deux écoles coexistent au Cambodge. Troisième point sur les épices : **anis étoilé + galanga + poivre noir** forment le socle, parfois enrichis de clou de girofle ou cannelle ; tomate, tamarin ou sauce de soja apparaissent selon les familles. Quatrième point tranché culturellement : le kha se sert avec **baguette tranchée** (clin d'œil à l'héritage colonial français) ou des nouilles, garni d'herbes, d'oignon et d'ail frit — un plat de réconfort domestique. La parenté avec le thịt kho vietnamien est assumée mais le galanga et le profil épicé restent khmers. Sources : CNN Travel (30 Cambodian foods), Grantourismo (braised), Khmer Guy, A Wandering Foodie.
Riz jasmin ou baguette tranchée — herbes fraîches et oignon cru — pickles
Plat de réconfort domestique, mijoté dans les familles khmères et servi dans les gargotes. CNN Travel l'inclut dans ses incontournables cambodgiens, soulignant sa complexité « qui contient des multitudes ». Servi avec baguette (héritage français) ou riz. Parent du thịt kho vietnamien mais signé par le galanga et le profil épicé khmer.
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Couper le bœuf en gros cubes de 4-5 cm. Choisir un morceau gélatineux (jarret, paleron) qui supportera le braisage long et fondra en bouche.
Dans une cocotte, faire fondre le sucre de palme avec l'huile et un filet d'eau à feu moyen, 3-5 min, jusqu'à un sirop ambré et collant. Surveiller : il ne doit pas noircir.
Ajouter les cubes de bœuf dans le caramel et les saisir 5 min en remuant pour les enrober de sirop ambré sur toutes les faces. Ajouter ail, échalotes et galanga, faire revenir 1 min.
Verser l'eau de coco (ou bouillon), ajouter sauce de poisson, sauce de soja, anis étoilé, poivre noir et cannelle. Porter à frémissement.
Couvrir et laisser mijoter à feu doux 1h à 1h30, en remuant de temps en temps, jusqu'à ce que le bœuf soit fondant et la sauce réduite et sirupeuse. Écumer si besoin.
Découvrir en fin de cuisson et laisser réduire 10 min pour concentrer la sauce en un sirop qui nappe la viande. Goûter et rectifier sucre/sauce de poisson.
Hors du feu, garnir d'oignon cru en lamelles, de coriandre et d'ail frit. Le cru et le frit contrastent avec le braisé fondant.
Servir brûlant avec du riz jasmin ou, à la cambodgienne, des tranches de baguette pour saucer — un héritage de la période française.
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