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Atlas Culinaire · Suriname · Amériques
La tablette de coco cristallisee qui croustille dehors et fond dedans - le bonbon de rue que toute grand-mere surinamaise sait faire a l'oeil.
Cliquez un ingrédient pour le cocher pendant vos courses.
Fends la noix mure, recupere la chair et rape-la grossierement - pas en poudre, on veut des filaments qui accrocheront le sucre. Rape le gingembre finement a part. L'odeur laiteuse et verte de la coco fraiche est deja celle des cuisines de Paramaribo un dimanche matin. C'est le geste que les oma apprenaient aux enfants sur le pas de la porte.
Dans une casserole a fond epais, verse le sucre et l'eau, porte a ebullition douce jusqu'a un sirop leger au filet - une goutte tiree entre deux doigts forme un fil court (stade thread, ~115 degres). La cuisine se remplit d'une odeur de caramel blanc encore timide. C'est le coeur invisible du bonbon : tout se joue ici.
Jette d'un coup la coco rapee (et le gingembre) dans le sirop. Ca crepite, la vapeur monte, la masse blanchit et gonfle. Melange a la cuillere en bois pour enrober chaque filament. On passe d'un liquide a une bouillie nacree qui sent la noix chaude. Ajoute la pincee de sel et la goutte d'amande.
Couvre et laisse mijoter environ 15 minutes a feu moyen-doux. L'humidite travaille la coco, l'attendrit, la gorge de sirop. Sous le couvercle, un parfum dense de coco confite s'installe. Patience : c'est l'etape ou le bonbon prend son ame moelleuse.
Remets a feu doux a decouvert et remue sans arret a la cuillere en bois jusqu'a voir le sucre cristalliser - le sirop devient mat, sableux, blanchit et accroche les filaments. C'est le moment-cle, celui que l'oeil apprend et que la main sent : la masse resiste soudain, elle grippe. Pour la version rose, separe la masse et incorpore le colorant hors du feu.
Hors du feu, preleve des cuillerees et depose-les sur un plan de travail humidifie (ou papier non gras), aplatis legerement pour des palets epais - pas des gaufrettes fines. Le geste doit etre vif : la masse fige vite. Alterne tas roses et blancs pour l'etal, ou presse le tout en cadre pour tailler des barres (le kokosbrood).
Laisse refroidir et durcir 30 minutes ; a mi-parcours, saupoudre de suikermuisjes pour la version fete. Le bonbon final croustille sous la dent puis livre un coeur moelleux qui sent la coco et le gingembre - le gout exact du gouter surinamais. En boite hermetique, il tient jusqu'a deux semaines.
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Sourcer ou se taire
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