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Atlas Culinaire · Sri Lanka · Asie
L'eau de coriandre torréfiée qu'on tend brûlante au premier éternuement, remède ayurvédique de tous les foyers de l'île.
Cliquez un ingrédient pour le cocher pendant vos courses.
Mesurez une bonne tasse de graines de coriandre entières et vérifiez-les à la main : on veut des graines rondes, sèches, parfumées, sans poussière ni graines fendues. C'est la matière première du remède, celle qui donnera l'eau ambrée. Rincez rapidement et égouttez.
Chauffez une poêle épaisse à feu doux, SANS matière grasse. Jetez-y les graines de coriandre (et, si vous en mettez, les grains de poivre) et remuez sans cesse. En 3 à 5 minutes elles foncent légèrement et un arôme chaud, grillé, envahit la cuisine : c'est le signal. Retirez immédiatement du feu.
Pendant que la poêle refroidit, prenez les morceaux de gingembre frais non pelés et écrasez-les fermement au pilon (ou au plat d'un couteau lourd) pour les fendre et libérer leur jus. On ne les hache pas finement : on les meurtrit, pour qu'ils rendent tout leur piquant à l'ébullition.
Versez les graines torréfiées, le gingembre écrasé et les ajouts choisis du foyer — bâton de cannelle, clous de girofle, cumin, fenugrec, feuilles de curry, ou un éclat de bois amer kothalahimbutu — dans une casserole. Couvrez de 5 tasses d'eau froide. Chaque maison a sa signature.
Portez à ébullition puis baissez à frémissement, couvercle posé. Laissez bouillir doucement 20 à 30 minutes, jusqu'à ce que les 5 tasses se réduisent à environ 3 : l'eau vire à l'ambre profond, presque thé. C'est la cuisson longue qui extrait tout — c'est elle qui distingue le kottamalli d'une simple infusion.
Coupez le feu et filtrez l'infusion brûlante à travers une passoire fine directement dans les tasses ou une théière, en pressant légèrement les graines pour récupérer le dernier jus. On ne garde que le liquide ambré, limpide et parfumé.
Dans chaque tasse brûlante, râpez ou émiettez 1 à 2 cuillères à café de jaggery de palme (hakuru de kithul ou de palmyre) et remuez jusqu'à dissolution. À défaut, du miel ajouté hors du feu. Le sucré ne masque pas : il arrondit l'amertume de la coriandre torréfiée et adoucit une gorge irritée.
Servez et buvez aussi chaud que supportable, à petites gorgées, idéalement enveloppé au chaud ou au lit. La chaleur du liquide fait autant que les épices : elle fait transpirer, dégage le nez, réconforte le corps fiévreux. Un trait de citron vert pour les gorges rêches.
Ce qui reste se garde quelques heures à température ambiante, ou une demi-journée au frais, et se réchauffe à la casserole (jamais bouilli à nouveau longuement, ce qui l'amertumerait). Beaucoup de familles refont plutôt une eau fraîche à chaque accès de rhume — le geste vaut le remède.
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Sourcer ou se taire
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