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Atlas Culinaire · Indonésie · Asie
Petites demi-lunes gurih au bon goĂ»t de coco grillĂ©e â croustillantes dessous, moelleuses dessus â cuites dans un moule en fonte par les vendeurs de rue ; un mĂȘme gĂąteau qui change de nom Ă chaque rĂ©gion : pancong Ă Jakarta, bandros Ă Bandung, gandos Ă Java central, buroncong Ă Makassar
Cliquez un ingrédient pour le cocher pendant vos courses.
RĂąper finement une noix de coco semi-mĂ»re (kelapa setengah tua) fraĂźche et la mĂ©langer avec une partie du sel. Cette coco rĂąpĂ©e, incorporĂ©e directement dans la pĂąte, est le cĆur du goĂ»t gurih et de la texture moelleuse du pancong. Certaines vendeuses la font lĂ©gĂšrement griller (sangrai) Ă sec pour intensifier l'arĂŽme de coco grillĂ©e.
Mélanger la farine de riz (et la tapioca pour la variante bandros) avec le reste du sel. Incorporer la kelapa parut, puis verser progressivement le santan en remuant jusqu'à une pùte homogÚne, coulante mais consistante, bien chargee de coco. Pour une version manis, ajouter le sucre à la pùte ; pour un pancong betawi classique, le réserver au saupoudrage final. Laisser reposer quelques minutes.
Nouer les feuilles de pandan et les infuser dans le santan tiÚde (ou les broyer et filtrer leur jus dans la pùte) pour parfumer l'ensemble. Laisser reposer la pùte une dizaine de minutes : la farine de riz s'hydrate pleinement et la pùte s'homogénéise, ce qui donne une galette plus réguliÚre et un meilleur croustillant à la base. Remuer avant de cuire, car la farine de riz et la coco ont tendance à sédimenter au fond du bol.
Préchauffer le moule en fonte à demi-lunes (cetakan pancong/bandros, proche du moule à pukis) sur feu moyen jusqu'à ce qu'il soit bien chaud, puis graisser chaque cavité d'un voile de matiÚre grasse. Un moule chaud saisit la pùte et forme la base dorée et croustillante signature.
Remplir chaque demi-lune de pĂąte aux trois quarts. Couvrir le moule pour cuire le dessus par la vapeur pendant que la base dorĂ© et croustille au contact de la fonte. Laisser cuire jusqu'Ă ce que la base soit bien dorĂ©e et croustillante et le dessus pris et moelleux. Pour un pancong setengah matang, retirer un peu plus tot, quand le cĆur est encore crĂ©meux.
DĂ©mouler dĂ©licatement les galettes Ă la pique ou Ă la petite spatule. Les saupoudrer de sucre Ă la sortie du moule (façon bandros/gandos) pour le contraste gurih-manis, oĂč les servir nature pour les amateurs de salĂ©. PrĂ©senter chaud dans un cornet de papier. Se mange aussitot, tant que la base est croustillante et le cĆur moelleux.
DĂ©guster le pancong chaud, en appreciant le contraste gurih : base croustillante et dorĂ©e, cĆur moelleux et humide au bon goĂ»t de coco fraĂźche et de santan. Selon la rĂ©gion et la finition, on tient un pancong (Betawi, gurih nature), un bandros (Sunda, saupoudre de sucre, avec tapioca), un gandos (Java central, plus riche) ou un baroncong (Makassar, souvent deux moitiĂ©s assemblĂ©es). MĂȘme gĂąteau, mĂȘmes racines riz-coco, mille noms : c'est cette mosaĂŻque rĂ©gionale qui fait le charme du pancong dans le paysage du jajanan indonĂ©sien.
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Sourcer ou se taire
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