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Atlas Culinaire · Indonésie · Asie
Le char kway teow des Tionghoa de Medan, gorgé d'œuf de cane, de lap cheong et de wok hei
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Sortez les kwetiau frais du froid, laissez-les revenir à température ambiante puis séparez délicatement les rubans à la main sans les casser, en les arrosant au besoin d'un filet d'eau tiède : les nouilles doivent se détacher souples et intactes. On les manipule à froid car chaudes elles se déchirent. Si elles cassent malgré tout, ne les trempez pas — travaillez plus doucement et acceptez quelques brisures.
Émincez le lap cheong, décortiquez les crevettes, coupez la ciboulette en tronçons, hachez ail et échalote et alignez tous les bols près du feu, car le sauté ne laissera pas une seconde : tout doit être prêt et à portée. On vise une mise en place militaire. Si un ingrédient manque à l'appel une fois le wok lancé, il sera trop tard et le plat brûlera.
Chauffez le wok vide à feu maximal jusqu'à ce qu'il fume, puis versez l'huile et faites-la tourner sur les parois : l'huile doit onduler et fumer légèrement, signe qu'elle est à la bonne température. On attend cette fumée avant tout ajout. Si le wok n'est pas assez chaud, rien ne saisira et les nouilles rendront de l'eau au lieu de dorer.
Jetez ail et échalote, puis aussitôt le lap cheong et les crevettes, et faites sauter quelques secondes jusqu'à ce que la saucisse libère son gras parfumé et que les crevettes rosissent : l'huile doit se colorer et embaumer. On enchaîne vite car l'ail brûle en un instant. Si les crevettes rendent trop d'eau, montez encore le feu et écartez-les sur les parois pour qu'elles saisissent.
Poussez la garniture sur un côté, cassez les œufs de cane dans le wok et laissez-les prendre à demi avant de les brouiller grossièrement : le jaune riche doit napper et enrober, pas se dessécher en miettes. On le brouille juste pris. Si l'œuf cuit trop, il devient granuleux — travaillez vite et incorporez aussitôt les nouilles.
Ajoutez les kwetiau et les sauces pré-mélangées, et sautez à feu maximal en projetant les nouilles contre les parois brûlantes sans trop remuer, pour qu'elles accrochent et caramélisent : elles doivent brunir par endroits, sentir le fumé et rester souples sans se déchirer. On alterne saisie immobile et retournement rapide. Si les nouilles collent en paquet, ajoutez un filet d'huile plutôt que d'eau, qui les ramollirait.
Jetez le caisim, les tauge et la ciboulette chinoise au dernier moment et sautez dix secondes seulement, juste pour les faire tomber : ils doivent rester croquants et vif de couleur, la kucai libérant son parfum d'ail doux. On coupe le feu presque aussitôt. Si on les met trop tôt, ils fanent et rendent de l'eau qui détrempe les nouilles.
Versez le kwetiau brûlant dans l'assiette et servez immédiatement, éventuellement avec du sambal et des pickles de piment à part : le plat doit fumer et embaumer le wok hei, qui s'évapore vite. On sert dans la minute pour capter cet arôme fugace. Si le service tarde, le fumé disparaît et les nouilles se figent.
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Sourcer ou se taire
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