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Atlas Culinaire · Laos · Asie
Le riz gluant excédentaire de la saison sèche, fermenté puis confié aux artisans distillateurs de village — la boisson qui rythme chaque cérémonie baci et chaque accueil d'invité au Laos.
Cliquez un ingrédient pour le cocher pendant vos courses.
Le riz collant local est choisi pour sa richesse en amidon, lavé plusieurs fois jusqu'à ce que l'eau ressorte claire pour retirer l'excès de son.
Le riz est mis à tremper toute une nuit dans l'eau pour s'hydrater uniformément, condition nécessaire à une cuisson vapeur homogène.
Le riz égoutté est cuit à la vapeur, et non bouilli, pour préserver sa texture collante et éviter l'excès d'eau qui nuirait à la fermentation.
Une fois tiède, le riz est étalé et mélangé au levain traditionnel émietté, qui ensemence le riz de levures et de micro-organismes fermentaires.
Le riz inoculé est tassé dans une jarre en terre cuite couverte, laissée à fermenter à température ambiante ; l'amidon se transforme progressivement en sucres puis en alcool sous l'action combinée des enzymes et des levures.
De l'eau est ajoutée au moût partiellement fermenté pour prolonger la fermentation en milieu liquide sur plusieurs jours supplémentaires, ce qui homogénéise le degré alcoolique du moût final.
Une fois la fermentation jugée aboutie par le producteur, à l'odeur et au goût, le mélange fermenté est traditionnellement confié à des artisans expérimentés qui le transforment en alambic domestique selon un savoir-faire villageois transmis de génération en génération. Cette fiche documente uniquement la phase de fermentation qui précède cette étape, jamais réalisée sans expérience et encadrement.
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