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Atlas Culinaire · Îles Salomon · Océanie
Le plat-totem du Pacifique mélanésien — racines de taro ou igname râpées, mêlées au lait de coco frais, enveloppées dans des feuilles de bananier et cuites à la vapeur ou au four enterré pendant une heure.
PARTAGÉ MAIS PAS UNIFORME — Le laplap est revendiqué comme plat national autant par les ÎLES SALOMON que par le VANUATU voisin (où il fait partie du Larnap, plat national vanuatuan). Mais les versions varient : aux Salomon, on utilise principalement TARO ou IGNAME (yam), alors qu'à Vanuatu on intègre aussi la MANIOC et la BANANE PLANTAIN. ORIGINE PRÉ-COLOMBIENNE — préparation millénaire des peuples MÉLANÉSIENS qui ont colonisé l'archipel des Salomon il y a plus de 30 000 ans. Recette préservée presque intacte. CUISSON AU MOTU/UMU — la version festive ancestrale cuit le laplap dans le FOUR ENTERRÉ (motu en Salomon, umu en Polynésie, mumu en Papouasie) — pierres brûlantes recouvertes de feuilles, paquets de laplap déposés dessus, recouverts à nouveau de feuilles puis de terre, cuisson 2-3 h. Version domestique moderne — vapeur ou four classique. INGRÉDIENT TOTÉMIQUE : le lait de coco frais (KOKOMARA), extrait à la main par pression de la chair râpée, est NON NÉGOCIABLE. La version commerciale en boîte donne un résultat acceptable mais perd 30 % du caractère. Versions SUCRÉE (avec banane, sucre brun) ou SALÉE (avec poisson ou poulet) — les deux sont traditionnelles selon l'occasion.
Eau de coco fraîche du fruit ou kava lors des cérémonies. Pour les fêtes — verre de jus de mangue tropical.
9/10 dans toutes les îles. Plat de fête, mariages, cérémonies de la naissance. Tradition mélanésienne vivante.
Cliquez un ingrédient pour le cocher pendant vos courses.
Râper la chair de coco. Mélanger avec 200 ml d'eau tiède, presser fortement au tamis — 1er lait CONCENTRÉ. Répéter 2× avec 150 ml chacune — 2e et 3e laits. Garder le 1er à part pour la fin.
Peler les tubercules. Râper finement au-dessus d'un grand bol (technique manuelle ou râpe métallique). Texture humide et fibreuse.
Mélanger taro râpé + 2e et 3e laits de coco + sel. Ajouter oignon vert si désiré. Pour version salée — incorporer poisson effiloché. La pâte doit être MOELLEUSE, pas liquide.
Passer chaque feuille de bananier au-dessus d'une flamme 5 sec de chaque côté — elles deviennent souples. Couper en grands rectangles 30×40 cm.
Sur chaque rectangle de feuille — déposer 2 grosses cuillères de pâte. Verser 1 c.à.s. de 1er lait de coco concentré sur le dessus. Refermer en paquet plié, fixer aux fibres ou ficelle.
Disposer les paquets verticalement dans un grand cuit-vapeur (couvrir le fond de feuilles de bananier supplémentaires). Cuire à la vapeur 1 heure jusqu'à ce que la pâte soit ferme et collante.
Tester en piquant un cure-dent au cœur d'un paquet — il doit ressortir propre et le contenu doit être ferme.
Sortir du feu. Laisser reposer 5 min avant ouverture pour stabiliser.
Servir les paquets fermés. Chaque convive ouvre le sien pour découvrir le laplap chaud. Verser 1 c.à.s. de lait de coco frais sur le dessus si désiré.
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Sourcer ou se taire
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