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Atlas Culinaire · Chine · Asie
Le baozi vapeur le plus spectaculaire du chariot de dim sum : on mord dans une brioche blanche nuageuse et une lave dorée de jaune d'œuf de cane salé, beurre et lait jaillit — sucrée-salée, « sablée » puis coulante. La signature : une farce figée au froid qui se liquéfie à la vapeur.
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Farce — Cuire et tamiser les jaunes d'œufs de cane salés (咸蛋黄) — Déposer les jaunes d'œufs de cane salés dans une assiette et les cuire à la vapeur vive 8 à 10 min, jusqu'à ce qu'ils soient fermes, cuits et huileux en surface. Les laisser tiédir puis les écraser au dos d'un couteau et les passer au tamis fin pour obtenir une poudre SABLEUSE — c'est cette texture émiettée (le « sable » 沙) qui donne le nom au plat. Un jaune mal cuit reste pâteux, un jaune trop cuit devient cassant et sec : viser le moelleux huileux. Goûter : le jaune doit être franchement salé, c'est lui qui équilibrera le sucre.
Farce — Monter la crème « sable coulant » — Travailler le beurre pommade (ou le saindoux) avec le sucre glace et le lait en poudre jusqu'à obtenir une crème lisse et claire. Incorporer les jaunes tamisés, le lait concentré et la farine de custard, et mélanger jusqu'à une pâte homogène, jaune d'or, ni trop ferme ni trop molle. Goûter et ajuster l'équilibre sucré-salé : un ratio d'environ 2 jaunes pour 50 g de beurre et 40 g de sucre donne le coulant juste à point. La farce est encore molle à ce stade — c'est normal.
Repos — Réfrigérer la farce jusqu'à durcir (LE SECRET DU COULANT) — Étaler la farce sur une feuille de papier ou dans une boîte plate et la placer au RÉFRIGÉRATEUR, idéalement au CONGÉLATEUR 30 min, jusqu'à ce qu'elle durcisse en bloc ferme. Cette étape est NON NÉGOCIABLE : une farce froide et solide se ferme proprement dans la pâte et ne fond qu'à la vapeur, créant la lave ; une farce molle « cuit » en masse compacte et ne coule pas. Une fois durcie, façonner des billes régulières d'environ 20 g et les remettre au froid jusqu'au montage.
Pâte — Pétrir et faire lever la pâte à bao — Délayer la levure dans le lait tiède avec le sucre, laisser mousser 5 min. Mélanger la farine et la levure chimique, verser le lait levuré et l'huile, et pétrir 8 à 10 min jusqu'à une pâte LISSE, souple et non collante — la clé d'une peau blanche et nuageuse. Couvrir et laisser pousser dans un endroit tiède jusqu'à ce que la pâte double (environ 1 h). Une pâte sous le bon point de pousse donne un pain dense ; sur-levée, elle devient grise et grumeleuse.
Façonnage — Envelopper la farce froide dans la pâte — Dégazer la pâte et la diviser en 8 pâtons égaux. Abaisser chaque pâton en disque plus ÉPAIS au centre qu'aux bords (pour résister à la lave). Déposer une bille de farce FROIDE au centre, ramener les bords vers le haut et souder fermement en bourse, puis lisser le sommet et poser le bao sur un carré de papier sulfurisé, soudure vers le bas. Bien fermer est crucial : la farce coulante cherche à s'échapper et fuira par toute faille pendant la cuisson.
Pousse — Deuxième pousse courte — Disposer les bao soudés dans les paniers de bambou (鸡笼), espacés d'au moins 3 cm car ils gonflent. Couvrir et laisser pousser une seconde fois 15 à 20 min, jusqu'à ce qu'ils soient visiblement plus légers et rebondissent doucement au toucher. Cette courte pousse donne le moelleux aérien ; la sauter rend le pain compact. Ne pas trop prolonger non plus, sous peine de pains affaissés à la cuisson.
Cuisson — Cuire à la vapeur vive (la lave naît ici) — Porter une grande quantité d'eau à ÉBULLITION vive, poser les paniers de bambou et cuire 10 à 12 min sans soulever le couvercle. C'est la vapeur chaude qui FOND le beurre/saindoux figé et transforme la farce en lave dorée — un four sec dessècherait tout. Ne pas sur-cuire : au-delà, la farce bout, se dessèche et le pain jaunit. La peau doit rester d'un blanc nuageux et lisse.
Service — Reposer 2 minutes puis servir brûlant — Couper le feu et laisser reposer 2 à 3 min avant d'ouvrir le panier — l'ouverture brutale fait chuter la température et peut affaisser les pains. Servir AUSSITÔT, brûlant, dans le panier de bambou, avec le thé du yum cha. Prévenir les convives : la lave de jaune d'œuf salé est TRÈS chaude — il faut mordre doucement et laisser couler. Refroidi, le bao re-fige et perd toute sa magie : c'est un plat de l'instant.
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Sourcer ou se taire
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