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Atlas Culinaire · Inde · Asie
Les fleurs tombées du mahua, trempées et broyées avec sésame, arachide et pois chiche noir : une boulette sucrée sans un gramme de sucre ajouté.
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Étale les fleurs séchées sur un plateau et trie à la main : écarte les brindilles, les pédoncules, les corolles noircies ou moisies. Les bonnes fleurs sont d'un brun-fauve translucide, souples au toucher, avec une odeur sucrée et miellée franche. Une odeur vineuse ou piquante trahit une fermentation en sac — jette le lot, il ne se rattrape pas. Rince ensuite à grande eau froide deux fois et égoutte.
Couvre les fleurs d'eau froide et laisse quatre heures, à couvert, au frais. Elles vont regonfler nettement, retrouver du volume et de la souplesse, et l'eau prendra une teinte ambrée. Down To Earth donne exactement ce repère pour la Rasputka : 500 g de fleurs trempées quatre heures. Ne dépasse pas six heures et ne laisse jamais à température de pièce en été, sous peine de départ de fermentation.
Porte les fleurs et leur eau à ébullition, puis laisse cuire à petit bouillon quinze à vingt minutes, jusqu'à ce qu'elles s'écrasent sans résistance entre deux doigts. L'eau doit avoir beaucoup réduit et napper les fleurs comme un sirop clair. Égoutte en gardant le liquide. Si les fleurs restent fermes, prolonge : une fleur dure donnera une boulette filandreuse impossible à rouler.
Dans une poêle sèche et sans matière grasse, fais griller les graines de sésame à feu moyen en remuant sans arrêt. Elles vont d'abord sécher, puis sauter en crépitant, puis prendre une couleur blond noisette et libérer une odeur très reconnaissable. Compte trois à quatre minutes. Débarrasse immédiatement dans une assiette froide : dans la poêle chaude, elles continuent de cuire et brûlent.
Grille les arachides à sec cinq à six minutes jusqu'à ce que la pellicule rougeâtre se craquèle, puis frotte-les dans un torchon pour l'éliminer et concasse-les grossièrement. Grille ensuite les pois chiches noirs, préalablement trempés une nuit et bien séchés, jusqu'à ce qu'ils soient dorés et cassants. Les trois torréfactions se font séparément parce que les trois graines n'ont ni la même taille ni le même temps.
Réunis les fleurs égouttées, le sésame, les arachides et les pois chiches, et broie le tout ensemble au mortier ou au robot, par à-coups. Vise une pâte grossière où l'on distingue encore des éclats de graines : c'est une texture rustique, pas une purée. Sale d'une pincée. Si la masse est trop sèche, ajoute l'eau de cuisson ambrée cuillerée par cuillerée ; si elle est trop humide, remets-la cinq minutes sur feu doux.
Humecte légèrement tes paumes et roule une vingtaine de boulettes de la taille d'une noix, en pressant fermement AVANT de faire tourner. La pression compacte la boulette, la rotation la lisse — dans cet ordre, jamais l'inverse. Aligne-les sur un plateau sans les faire se toucher. Une boulette qui se fissure au roulage demande une goutte d'eau de cuisson ; une boulette qui s'affaisse demande cinq minutes de séchage à l'air.
Laisse les laddus s'affermir vingt à trente minutes à l'air libre avant de les manipuler. Ils se mangent tels quels, comme collation de marche ou de travail forestier, et se conservent quatre à cinq jours en boîte hermétique au sec. Down To Earth situe ce type de préparation dans les douceurs de mousson qui tiennent la semaine et dans les repas de fête tribale comme le Halchath. Au réfrigérateur ils durcissent : sors-les une demi-heure avant.
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Sourcer ou se taire
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