Chargement de l'atlas
Atlas Culinaire · République centrafricaine · Afrique
Le beignet de rue de Bangui â boule dorĂ©e et brillante, croustillante dehors et fondante dedans, vendue chaude au coin des rues par les femmes pour faire vivre la famille
Les **makara** (ou *makalas*, *magĂ©rĂ©s* pour certaines variantes) divisent sur leur **levĂ©e** et leur statut. Le site culturel centrafricain Acewa'la (https://acewala.org) tranche sur la technique : le vrai secret du makara est de **laisser reposer la pĂąte plusieurs heures** avant de frire, ce qui donne le brillant et le moelleux â une pĂąte non reposĂ©e fait un beignet plat et terne. Premier point disputĂ© : levure de boulanger ou levure chimique ? La tradition centrafricaine privilĂ©gie la **levure de boulanger** (fermentation longue), mĂȘme si des versions express Ă la levure chimique existent. DeuxiĂšme dĂ©bat : sucrĂ© ou salĂ© ? Acewa'la distingue les **makara sucrĂ©s** (nature, Ă la banane) servis en goĂ»ter, et les **makara salĂ©s** (aux petits pois jaunes, aux haricots) particuliĂšrement prisĂ©s des Ă©coliers et travailleurs centrafricains. TroisiĂšme point, social plutĂŽt que technique mais tranchĂ© par Acewa'la et le blog Mondoblog (odilon.mondoblog.org) : le makara est un **commerce de rue tenu par les femmes**, vendu au coin des rues ou en vente ambulante pour soutenir la famille â c'est un pilier de l'Ă©conomie informelle fĂ©minine Ă Bangui, pas seulement une gourmandise. La question du nom reste ouverte : makara en sango, makala/makalas dans les pays voisins, le mot circule dans tout le bassin du Congo et au-delĂ , mais la forme banguissoise (boule levĂ©e, parfois tressĂ©e â *makaras ti pĂ«tĂ«*) lui est propre.
CafĂ© centrafricain â thĂ© sucrĂ© au gingembre â popoto (bouillie de riz-arachide) pour le petit-dĂ©jeuner
Les **makara** sont un pilier de la street food centrafricaine et un encas du quotidien Ă Bangui. Vendus chauds au coin des rues ou en vente ambulante, surtout par les femmes qui en tirent un revenu pour faire vivre leur famille, ils sont particuliĂšrement prisĂ©s des Ă©coliers et des travailleurs â la version salĂ©e aux petits pois jaunes ou aux haricots fait office de casse-croĂ»te populaire. On les retrouve aussi au petit-dĂ©jeuner accompagnĂ©s de popoto (bouillie de riz-arachide), et lors des rassemblements familiaux. Encas dĂ©mocratique par excellence, peu coĂ»teux et roboratif. Note 9/10 : omniprĂ©sent dans la vie urbaine centrafricaine et l'Ă©conomie informelle fĂ©minine.
Cliquez un ingrédient pour le cocher pendant vos courses.
Dans un bol, délayer la levure de boulanger sÚche et une cuillÚre de sucre dans un peu d'eau tiÚde (pas chaude, sous 40 °C, sinon la levure meurt). Laisser reposer 10 minutes : une mousse doit se former en surface, preuve que la levure est active. Si rien ne mousse, la levure est morte, recommencer.
Dans un grand saladier, mĂ©langer la farine, le reste du sucre et le sel. Verser la levure activĂ©e puis le reste de l'eau tiĂšde petit Ă petit en mĂ©langeant. Pour une version enrichie, ajouter l'Ćuf ou la banane Ă©crasĂ©e. Travailler jusqu'Ă obtenir une pĂąte lisse, souple et un peu collante (plus humide qu'une pĂąte Ă pain). Elle doit tomber lourdement de la cuillĂšre, pas se rouler en boule sĂšche.
Couvrir le saladier d'un linge propre et placer dans un endroit tiÚde à l'abri des courants d'air. Laisser lever 2 à 3 heures minimum, jusqu'à ce que la pùte double de volume et se couvre de bulles. C'est l'étape-clé soulignée par Acewa'la : ce long repos donne aux makara leur brillant et leur moelleux fondant. Une pùte non levée fait un beignet plat et dense.
Verser l'huile dans une grande marmite ou bassine à friture (au moins 6-8 cm de hauteur) et chauffer à feu moyen jusqu'à 170-175 °C. Pour vérifier sans thermomÚtre, plonger un peu de pùte : elle doit remonter aussitÎt en grésillant et dorer en une minute environ, sans brunir d'un coup. Trop chaude, baisser le feu et attendre.
à la main mouillée ou à l'aide de deux cuillÚres, prélever des portions de pùte et les laisser tomber délicatement dans l'huile chaude, sans surcharger la friture (4 à 6 boules à la fois). Pour la forme tressée (makaras ti pëtë), étirer la pùte en laniÚre et la tresser avant de frire. Frire 3 à 4 minutes en retournant les boules à mi-cuisson, jusqu'à ce qu'elles soient bien dorées et gonflées de tous cÎtés.
Retirer les makara à l'écumoire dÚs qu'ils sont uniformément dorés et brillants. Les déposer sur du papier absorbant pour Îter l'excÚs d'huile. Servir immédiatement, bien chauds : c'est ainsi qu'on les vend au coin des rues de Bangui. En goûter sucré nature ou à la banane, en encas salé aux petits pois jaunes pour les écoliers, ou trempés dans la popoto (bouillie de riz-arachide) au petit-déjeuner.
Marquez-la cuisinée : elle entre dans votre journal, vous rapporte des points d'explorateur.
Sourcer ou se taire
Aucun commentaire pour l'instant. Sois le premier Ă cuisiner cette recette.
Vous l'avez testée ? Notez-la et partagez votre version : vous aidez l'Atlas à grandir.