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Atlas Culinaire · Autriche · Europe
L'oie du 11 novembre : la fin de l'année agricole, le vin nouveau baptisé et la table du Burgenland.
Cliquez un ingrédient pour le cocher pendant vos courses.
La veille, retirez les excédents de gras à l'entrée de la cavité et le croupion, puis frottez généreusement l'oie de sel, de carvi écrasé et de marjolaine, à l'intérieur comme à l'extérieur. Laissez-la reposer une nuit au frais, non couverte, pour que la peau sèche. Cette étape assaisonne la chair en profondeur et prépare la peau à croustiller. Une oie salée seulement le jour même reste fade sous la peau.
Le jour même, posez l'oie sur une grille au-dessus de l'évier et versez lentement de l'eau bouillante sur toute la surface, en la retournant pour n'oublier aucune zone. La peau se rétracte visiblement et se tend. Séchez ensuite très soigneusement au papier absorbant. C'est le geste traditionnel qui décide de la texture finale de la peau.
Piquez la peau à la fourchette ou à la pointe d'un couteau sur les zones grasses, poitrine et cuisses, en inclinant la lame presque à plat. L'objectif est de perforer uniquement la peau et la couche de gras, jamais le muscle en dessous. Ces perforations laisseront le gras s'écouler pendant la cuisson. Une piqûre qui atteint la chair fait fuir les jus et donne une viande sèche.
Garnissez la cavité de quartiers de pommes, disposez les oignons, carottes et céleri-rave dans un plat profond et posez l'oie poitrine vers le bas. Versez un fond d'eau et enfournez à 160 °C pour deux heures. Cette première phase, l'oiseau retourné, laisse les jus irriguer la poitrine, qui est la partie la plus exposée au dessèchement. Videz la graisse fondue une première fois à mi-parcours.
Retournez l'oie poitrine vers le haut, videz à nouveau le gras et poursuivez la cuisson environ une heure à 160 °C, en arrosant toutes les vingt minutes avec le jus du plat. Ajoutez le bouillon au fur et à mesure pour que le fond ne brûle jamais. La peau commence alors à dorer franchement. Surveillez la coloration, qui s'accélère nettement en fin de cuisson.
Pour la dernière demi-heure, badigeonnez la peau de miel délayé dans un peu de jus, montez le four à 200 °C et surveillez sans quitter la cuisine. La peau doit devenir brune, brillante et craquante. C'est une phase courte et sans pardon, le miel brûlant en quelques minutes s'il n'est pas surveillé. Vérifiez la cuisson à cœur, la cuisse devant atteindre 80 à 85 °C.
Pendant la cuisson de l'oie, faites revenir le chou rouge émincé avec de l'oignon dans un peu de graisse d'oie, ajoutez les pommes râpées, un trait de vinaigre, du sucre et des épices, puis laissez braiser à couvert environ une heure. Le vinaigre n'est pas facultatif : il fixe la couleur violette du chou, qui vire au bleu grisâtre sans acidité. Goûtez et ajustez l'équilibre aigre-doux en fin de cuisson.
Sortez l'oie et laissez-la reposer vingt minutes sous une feuille d'aluminium posée sans serrer. Pendant ce temps, dégraissez le jus, déglacez avec le vin rouge et faites réduire pour obtenir la sauce. Découpez ensuite l'oie en séparant d'abord les cuisses, puis en levant les magrets de poitrine que vous trancherez en biais. Servez avec le chou rouge et les Semmelknödel.
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Sourcer ou se taire
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