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Atlas Culinaire · Samoa · Océanie
Le sablé friable au lait de coco, vanille et beurre - biscuit de garde et d'hospitalité, héritage croise des missionnaires écossais et du cocotier samoan
Le masi Samoa est un cas d'école de plat colonial réapproprié, et la chronologie est tranchee par The Koko Samoa : ce sont les missionnaires écossais arrives dans les années 1830 qui introduisent la technique du shortbread (sablé au beurre), que les boulangers insulaires détournent aussitôt. Le point de bascule est documente : ils remplacent le beurre de vache, rare et cher sur l'ile, par de la creme de coco rendue (pene'pene'i), et le sucre raffine par du sirop sombre de moli local - 'giving birth to a biscuit that shatters like beach sand'. La controverse de fond est donc d'attribution : faut-il y voir une recette écossaise importée ou une création samoane ? Les sources natives tranchent pour la seconde lecture - le geste vient d'Edimbourg, mais l'âme (coco, sirop, fonction sociale) est samoane. Trace historique forte a l'appui : pendant la Seconde Guerre mondiale, les soldats samoans emportèrent des boites de masi a Bougainville, leur valant le surnom de 'coconut courage cookies' (The Koko Samoa). Aujourd'hui le masi reste un biscuit d'hospitalité offert aux funérailles, fêtes et rassemblements d'église.
Le compagnon naturel du masi Samoa est une boisson chaude : koko Samoa (cacao local infuse), the noir ou cafe. Peu sucre et friable, il se trempe sans s'effondrer trop vite. A l'heure du thé ou au petit-dejeuner, accompagne d'un fruit frais (papaye, banane).
Le masi Samoa est avant tout un biscuit d'hospitalité et de garde : 'it remains a symbol of care, welcome, and togetherness' dans les foyers samoans, présent aux funérailles, fêtes, rassemblements d'église et occasions familiales à travers tout le Pacifique. Sa longue conservation en fait le biscuit qu'on offre et qu'on emporte - jusqu'à Bougainville dans les sacs des soldats samoans de la Seconde Guerre mondiale.
Cliquez un ingrédient pour le cocher pendant vos courses.
Préchauffez le four a 175 °C et chemisez une plaque de papier cuisson. Dans un bol, tamisez ensemble la farine, la levure chimique et le sel, puis réservez. Préparer le sec a part garantit une répartition homogène de la levure.
Dans un grand bol, battez le beurre mou (ou la creme de coco rendue) avec le sucre jusqu'a obtenir un mélange pâle, léger et crémeux. Ce crémage emprisonne de l'air et donne sa texture au sablé. Comptez deux a trois minutes de battage.
Incorporez l'oeuf et battez jusqu'a ce qu'il soit absorbe. Ajoutez ensuite l'extrait de vanille et la creme de coco, et mélangez. C'est ici que la coco entre - elle apporte le parfum et le gras qui font le masi Samoa plutôt qu'un shortbread écossais.
Ajoutez progressivement le mélange de farine au mélange humide, en remuant juste assez pour former une pâte souple et homogène. Renversez sur un plan légèrement fariné et pétrissez brièvement jusqu'a ce qu'elle soit lisse. Ne pétrissez pas au-dela : le gluten développé durcirait le biscuit.
Étalez la pâte au rouleau sur environ un demi-centimètre d'épaisseur sur le plan fariné. Découpez en carrés ou en ronds d'environ quatre centimètres, à l'emporte-pièce ou au couteau. Rassemblez les chutes, ré-étalez et redécoupez jusqu'à épuisement.
Disposez les biscuits sur la plaque chemisée en les espaçant légèrement. Enfournez à 175 °C pendant 22 à 25 minutes, jusqu'à ce que les bords soient dorés et le centre pris. Le masi reste pâle dessus et doré sur le pourtour, il ne doit pas brunir fortement.
Laissez les masi refroidir complètement sur une grille : ils durcissent et gagnent leur friabilité en refroidissant, comme tout sablé. Conservez-les dans une boite hermétique - c'est un biscuit de garde qui se tient plusieurs jours, fait pour être offert et partagé.
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Sourcer ou se taire
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