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Atlas Culinaire · Japon · Chūbu
Le tonkatsu de Nagoya nappé d'une sauce épaisse au hatchō miso (soja pur d'Okazaki), distinct du tonkatsu classique uniquement par sa sauce sombre et umami.
Le miso katsu naît à Nagoya autour du hatchō miso, un miso de 100 % soja (sans riz ni orge) produit historiquement dans le hameau de Hatchō, à environ 870 m à l'ouest du château d'Okazaki, dans la préfecture d'Aichi. Le restaurant Yabaton, ouvert par Suzuki Yoshio en mai 1947 sous le nom « Yaba no Tonkatsu », est souvent crédité de l'avoir popularisé : selon sa propre histoire, un habitué d'un stand de rue aurait trempé une brochette de kushikatsu dans une marmite de doteni (ragoût de tendons de bœuf mijoté au miso), trouvé l'accord excellent, puis mis au point une sauce miso dédiée au tonkatsu. Le point qui distingue le miso katsu du tonkatsu classique n'est donc pas la panure ni la cuisson mais bien la sauce : on remplace la sauce tonkatsu fruitée par une réduction de hatchō miso, dashi, sucre et mirin.
Une bière japonaise bien fraîche, ou un thé d'orge glacé (mugicha) qui équilibre la richesse du miso.
À Nagoya, le miso katsu se mange aussi en kushikatsu (brochettes) trempées dans la marmite de miso commune, ou en don sur un bol de riz ; le chou cru en accompagnement est non négociable.
Cliquez un ingrédient pour le cocher pendant vos courses.
Dans une petite casserole, délayez le hatchō miso avec le dashi froid jusqu'à dissolution complète, puis ajoutez sucre, mirin et sake. Faites cuire à feu doux trois à quatre minutes en remuant constamment pour éviter que le miso n'attache et ne devienne amer. La sauce est prête quand elle nappe la cuillère ; réservez au chaud.
Entaillez le pourtour gras des côtelettes pour qu'elles ne se recroquevillent pas à la friture, puis aplatissez-les légèrement au dos d'un couteau. Salez et poivrez les deux faces. Laissez reposer cinq minutes à température ambiante.
Passez chaque côtelette dans la farine en tapotant l'excédent, puis dans l'œuf battu, enfin dans le panko en pressant pour bien faire adhérer la chapelure. La couche de panko doit être régulière et épaisse. C'est exactement la même panure qu'un tonkatsu classique : seule la sauce changera.
Faites monter l'huile à 170-180 °C ; testez avec une miette de panko qui doit grésiller et remonter aussitôt. Une température trop basse rend la panure grasse, trop haute la brûle avant cuisson du porc. Ajustez le feu en continu.
Plongez délicatement les côtelettes et faites-les frire quatre à cinq minutes en les retournant à mi-cuisson, jusqu'à une teinte dorée uniforme. Le porc doit être cuit à cœur (jus clair) tout en restant juteux. Égouttez sur une grille, jamais sur du papier à plat qui ramollit la panure.
Laissez reposer le katsu deux minutes sur la grille pour que les jus se répartissent, puis tranchez-le en lanières d'environ 2 cm avec un couteau bien aiguisé. Tranchez d'un geste franc pour ne pas écraser la panure. La découpe permet à la sauce de napper chaque morceau.
Disposez les lanières de katsu sur un lit de chou émincé cru, puis nappez généreusement de sauce hatchō miso chaude. Parsemez de sésame grillé. C'est cette nappe de miso sombre qui transforme un simple tonkatsu en miso katsu de Nagoya.
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