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Atlas Culinaire · Thaïlande · Nord-Est (Isan)
Le riz frit éclaté + porc fermenté — boules de riz au curry rouge frites, mélangées au naem
L'origine du Naem Khao Tod / Nam Khao est disputée entre la Thaïlande (versions Lanna-Mae Hong Son et Issan) et le Laos (où il est plat national, présent au menu royal de Phia Sing 1981). David Thompson (Thai Street Food p.108) le situe en Thaïlande surtout à Mae Hong Son (frontière birmano-laotienne) et chez les communautés Issan-migrantes. Andy Ricker (Pok Pok p.222) précise que le naem (porc fermenté) y est essentiel — c'est lui qui apporte l'acidité, signature Issan. Trois écoles : version LAO stricte = riz blanc + naem + cacahuètes + lime + chili (pas de curry paste rouge dans le riz frit) ; version THAI Mae Hong Son = riz pré-mélangé à la pâte de curry rouge avant de former les boules ; version SAVANNAKHET (Lao-Thai frontalier) = pickle d'ail + sucre granulé. Suwanee Lennon (Simply Suwanee, Lao-American chef) défend la version Thai-Lanna comme la plus parfumée. The Washington Post (recette presse) clarifie que le naem est obligatoire — sans, c'est une simple salade de riz frit. Critère technique capital : les boules de riz doivent être DOUBLE-FRITES (180 °C 4 min, repos, 200 °C 1 min) pour rester croustillantes après le mélange — sinon elles ramollissent en 5 min.
Bière Singha ou Beerlao glacée. Whisky Mekhong soda lime. Hors alcool : nam khing (gingembre chaud), nam manao.
Plat populaire à Mae Hong Son (Lanna-frontière birmano-lao) et dans les restaurants Lao-Thai au Laos comme dans la diaspora. Une recette publiée par The Washington Post en récente revue de presse a popularisé le plat aux États-Unis. Andy Ricker (Pok Pok) le présente comme un signature dish des restaurants Issan-migrants à Bangkok. Suwanee Lennon (Simply Suwanee, chef Lao-American) le défend comme un plat de fête.
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La veille, cuire 250 g de riz jasmin avec 350 ml d'eau, refroidir une nuit au frigo. Le jour J, mélanger 500 g de riz cuit froid avec 60 g de pâte de curry rouge, 100 ml de lait de coco, 1 œuf battu, 10 g de sucre de palme et 10 feuilles de kaffir ciselées. Pétrir à la main 3 min jusqu'à riz orange uniforme.
Avec les mains humides, former 12 boules de la taille d'une balle de tennis (60-70 g chacune). Bien tasser pour que le mélange tienne. Réfrigérer 30 min pour faciliter la friture.
Chauffer l'huile à 180 °C (sonde). Frire les boules 4 min en les tournant délicatement, jusqu'à coque dorée claire. Égoutter sur grille. Laisser refroidir 5 min.
Remonter l'huile à 200 °C. Frire les boules une 2e fois 1 min, jusqu'à brun doré croustillant. Égoutter sur grille. La double-friture est cruciale pour la tenue après mélange.
Une fois tièdes (mais pas froides), poser les boules sur une planche, et les ÉCLATER avec le dos d'une cuillère ou la main, en gros morceaux irréguliers de 2-3 cm. Garder croustillant.
Combiner 60 ml de jus de lime, 30 ml de nam pla, 10 g de sucre de palme dissous, 5-10 g de piment haché. Goûter : équilibre acide-salé-piquant.
Dans un grand saladier : éclats de riz frit + 200 g de naem émietté + 60 g de cacahuètes concassées + 60 g d'échalotes + 4 oignons verts + 1 bouquet de coriandre + 30 g de menthe + (option : 30 g d'ail mariné). Verser la sauce, mélanger DOUCEMENT 1-2 fois.
Disposer dans un grand plat. À côté : feuilles de salade ou laitue iceberg pour faire des wraps à la main. Le convive prend une feuille, dépose 1-2 cuillères de salade, roule et croque.
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