Chargement de lâatlas
Atlas Culinaire · Indonésie · Asie
Le sego kucing de l'angkringan : trois cuillerĂ©es de riz et un soupçon de sambal teri emballĂ©s comme une pĂątĂ©e de chat, cĆur de la culture Ă©galitaire des charrettes de Yogyakarta et Solo, Ă dĂ©guster sous une lampe Ă pĂ©trole avec un kopi jos
Cliquez un ingrédient pour le cocher pendant vos courses.
Broyer les piments, les Ă©chalotes et l'ail, griller briĂšvement la terasi (pĂąte de crevette) enveloppĂ©e dans un peu de papier alu ou Ă sec jusqu'Ă ce qu'elle embaume, et prĂ©parer le bumbu bacem (ail, Ă©chalote, coriandre, salam, laos, tamarin). On grille la terasi parce que crue, elle a une odeur agressive ; grillĂ©e, elle libĂšre un umami profond et rond. Cible : des aromates prĂȘts et une terasi torrĂ©fiĂ©e et parfumĂ©e. Si la terasi fume et noircit, baisser la chaleur â brĂ»lĂ©e, elle devient amĂšre.
Cuire le riz blanc à la vapeur ou au rice-cooker jusqu'à un riz pulen (moelleux, grains détachés, pas collant), puis le garder tiÚde. On veut un riz qui se façonne en petites portions sans s'agglomérer. Cible : un riz tiÚde, brillant, aux grains bien cuits et détachés. Si le riz est trop sec, l'humidifier d'un filet d'eau chaude et couvrir ; trop collant, l'aérer à la fourchette.
Frire les anchois séchés (teri) jusqu'au croustillant et les réserver. Broyer piments, échalotes, ail et terasi grillée, faire revenir cette pùte dans un peu d'huile jusqu'à ce qu'elle embaume, ajouter le sucre de palme, puis incorporer le teri frit et enrober. Le teri étant déjà salé, ne saler qu'en fin, si besoin. Cible : un sambal teri brillant, brun-rouge, sucré-salé-piquant, avec des anchois encore croustillants. Si c'est trop salé, ajouter un peu de sucre de palme et de jus de citron ; trop sec, un filet d'huile.
Mijoter les dĂ©s de tempe et de tofu dans un bouillon de bumbu bacem (ail, Ă©chalote, coriandre, salam, laos, tamarin), kecap manis et sucre de palme, jusqu'Ă absorption presque complĂšte du liquide, puis les faire dorer Ă la poĂȘle ou au grill. Cible : un tempe/tofu bacem brun, brillant, sucrĂ©-salĂ©, imprĂ©gnĂ© jusqu'au cĆur. Si le liquide s'Ă©vapore avant que le tempe soit imprĂ©gnĂ©, rallonger d'un peu d'eau ; goĂ»ter et Ă©quilibrer sucrĂ©-salĂ©.
Piquer sur des brochettes les lauk d'accompagnement (usus, ati ampela, Ćufs de caille, tempe/tahu bacem dĂ©jĂ confits) et les griller au charbon ou Ă la poĂȘle en les badigeonnant du reste de bacem, jusqu'Ă ce qu'ils soient laquĂ©s et lĂ©gĂšrement fumĂ©s. Ces sate sont indissociables de l'expĂ©rience angkringan. Cible : des brochettes brillantes, laquĂ©es, lĂ©gĂšrement caramĂ©lisĂ©es. Si le sucre du bacem brĂ»le avant que ce soit chaud Ă cĆur, Ă©loigner des braises et finir plus doucement.
Sur une feuille de bananier doublĂ©e de papier, dĂ©poser une trĂšs petite portion de riz (3-4 cuillerĂ©es), une cuillerĂ©e de sambal teri par-dessus, puis rouler et plier en pyramide bien serrĂ©e. La petitesse de la portion est constitutive du plat. Cible : de petits paquets pyramidaux fermes, oĂč le riz reste net et le sambal enfermĂ©. Si le paquet est lĂąche, resserrer le pliage ; ne pas surcharger de riz sous peine de perdre l'identitĂ© « nasi kucing ».
Réchauffer légÚrement les bungkus sur le brasero (ou à la vapeur) pour raviver les arÎmes, et servir tiÚde avec les sate bacem, les gorengan et une boisson chaude (wedang jahe, teh nasgitel, ou kopi jos à Solo). Cible : un paquet tiÚde, parfumé, à déguster à la main, complété de deux ou trois piques d'accompagnement. Si le riz a séché, un coup de vapeur le ranime. Servir dans une ambiance de nongkrong, à partager.
Marquez-la cuisinée : elle entre dans votre journal, vous rapporte des points d'explorateur.
Sourcer ou se taire
Aucun commentaire pour l'instant. Sois le premier Ă cuisiner cette recette.
Vous l'avez testée ? Notez-la et partagez votre version : vous aidez l'Atlas à grandir.