Chargement de l’atlas
Atlas Culinaire · Corée du Sud · Asie
Lanières de calmar séché massées d'une sauce gochujang sucrée-piquante, sans cuisson : le mitbanchan qui tient deux semaines.
Cliquez un ingrédient pour le cocher pendant vos courses.
Coupez les lanières de calmar séché aux ciseaux de cuisine en tronçons de 4-5 cm, plus faciles à assaisonner et à manger. Rincez-les brièvement à l'eau froide et égouttez : on retire ainsi la poussière et l'excès de sel de surface. N'insistez pas, un rinçage éclair suffit ; l'objectif n'est pas de réhydrater à fond. Démêlez les paquets de lanières collées avec les doigts avant d'assaisonner.
Décidez ici de la texture. Pour des lanières plus tendres et moins salées, versez lentement de l'eau bouillante sur le calmar posé dans une passoire (méthode Kimchimari), ou faites-le brièvement vapeur ; pour une mâche plus franche, sautez cette étape. Si vous ébouillantez, pressez ensuite fermement pour chasser toute l'eau. Ne jamais faire l'inverse — ajouter l'eau à la sauce — sous peine de calmar caoutchouteux et iodé.
Dans un bol, mélangez le gochujang, le gochugaru, le sirop de riz, la sauce soja et l'ail jusqu'à obtenir une pâte lisse et homogène, sans grumeau de gochujang. Goûtez et ajustez : plus de sirop pour arrondir le piquant, une pointe de gochugaru pour relancer la chaleur. La sauce se prépare froide, c'est ce qui définit le muchim. Gardez l'huile de sésame et le sésame pour la toute fin.
Versez les lanières égouttées dans la sauce et massez à la main gantée pendant une bonne minute : la pression fait pénétrer l'assaisonnement dans chaque fibre et démêle les lanières restantes. C'est le geste-clé du muchim (litt. « mélanger en frottant »). Continuez jusqu'à ce que chaque brin soit uniformément rouge, sans zone claire. Si la sauce peine à s'étaler, ce n'est pas de l'eau qu'il faut ajouter mais un peu de sirop ou d'huile de sésame.
Ajoutez l'huile de sésame grillé et les graines de sésame, puis mélangez délicatement une dernière fois. L'huile en toute fin assouplit la bouche, ajoute du brillant et lie l'ensemble sans cuire. Goûtez : la note doit être sucrée d'abord, piquante ensuite, avec une longueur umami du calmar. Rectifiez sirop ou gochugaru selon votre équilibre.
Laissez reposer une quinzaine de minutes à température ambiante avant de servir : la sauce continue de pénétrer et le piquant s'arrondit. Le muchim se mange froid ou à température, jamais chaud. Ce temps de repos transforme un simple mélange en banchan équilibré où le calmar a absorbé la profondeur du gochujang. Goûtez à nouveau après repos, le sel paraît souvent plus présent qu'à chaud.
Rangez dans un contenant hermétique : ce banchan se conserve jusqu'à deux semaines au réfrigérateur (Korean Bapsang), idéal pour les boîtes-repas et le riz du quotidien. Sortez-le un peu avant de servir. S'il a durci au froid, un filet d'huile de sésame et un massage rapide lui rendent sa souplesse. Ne le réchauffez pas : la chaleur raidirait le calmar.
Marquez-la cuisinée : elle entre dans votre journal, vous rapporte des points d'explorateur.
Sourcer ou se taire
Aucun commentaire pour l'instant. Sois le premier à cuisiner cette recette.
Vous l'avez testée ? Notez-la et partagez votre version : vous aidez l'Atlas à grandir.