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Atlas Culinaire · Pérou · Amériques
Le canard laqué suspendu à la vitrine des chifas de la Calle Capón : peau craquante au maltose, chair parfumée au cinq-épices.
Cliquez un ingrédient pour le cocher pendant vos courses.
Nettoyez le canard et ébouillantez sa peau trois à quatre minutes en l'arrosant d'eau bouillante. L'échaudage resserre et tend la peau, premiÚre condition d'un laquage régulier. La peau doit se tendre et prendre un aspect lisse. Sans cette étape, elle restera lùche et laquera mal.
MĂ©langez sillao, anis, cinq-Ă©pices, crĂšme d'arachide, mensi, hoisin, ail, pisco et poivre, remplissez la cavitĂ© et cousez-la au fil de cuisine. La marinade parfume la chair de l'intĂ©rieur sans mouiller la peau Ă laquer. La cavitĂ© doit ĂȘtre bien close, la peau sĂšche. Une peau mouillĂ©e par la marinade ne croustillera pas.
Pincelez toute la peau du mélange maltose-vinaigre de riz, en couche fine et réguliÚre. Le maltose caramélisera à la cuisson en laque ambrée brillante, le vinaigre aide au brunissage. La peau doit luire d'une pellicule uniforme. Une couche épaisse ou irréguliÚre brûlerait par plaques.
Suspendez le canard au rĂ©frigĂ©rateur ou dans un endroit froid et ventilĂ©, 12 Ă 48 heures, jusqu'Ă ce que la peau se dĂ©colle lĂ©gĂšrement de la chair et devienne sĂšche comme du parchemin. Ce sĂ©chage Ă©vapore l'eau de la peau : sans lui, aucun croustillant possible. La peau doit ĂȘtre sĂšche, mate et tendue. Ăcourter ce temps condamne le plat Ă une peau molle.
Sortez le canard et laissez-le revenir Ă tempĂ©rature ambiante une demi-heure avant d'enfourner. Un canard froid Ă cĆur cuirait de façon inĂ©gale, la chair sĂšche avant que l'intĂ©rieur ne soit chaud. Il doit ĂȘtre Ă tempĂ©rature de la piĂšce. EnfournĂ© glacĂ©, il donne une chair inĂ©gale et une peau qui craque mal.
Enfournez le canard sur une grille au-dessus d'une lÚchefrite, à 180 °C, une heure à une heure trente. La grille laisse le gras s'écouler et l'air circuler tout autour pour croustiller la peau. La peau doit brunir et la graisse fondre. Posé au fond d'un plat, le canard baignerait dans son gras et la peau resterait molle.
Toutes les vingt minutes environ, badigeonnez à nouveau la peau de maltose, deux à trois fois au total. Les couches successives construisent une laque profonde et brillante. La peau doit foncer et luire davantage à chaque passage. Relaquer trop souvent ou trop épais ferait brûler la surface avant la fin de cuisson.
En fin de cuisson, montez à 200 °C cinq minutes ou arrosez la peau d'huile bien chaude pour la rendre brillante et craquante. Ce choc de chaleur finit de vitrifier la laque et de croustiller la peau. Elle doit devenir laquée, brillante et cassante. Trop long, ce coup de feu carbonise la laque.
Laissez reposer quelques minutes puis découpez le canard en morceaux, peau comprise, et servez avec hoisin, julienne de ciboule et riz. Le repos redistribue les jus et facilite une découpe nette gardant la peau sur la chair. Chaque morceau doit porter sa peau laquée craquante. Découpé brûlant, le canard perd ses jus et sa peau se détache.
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Sourcer ou se taire
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