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Atlas Culinaire · Pérou · Amériques
La panse de bĆuf prĂ©cuite puis laquĂ©e Ă la sauce anticuchera et saisie sur la braise, troisiĂšme mousquetaire de la carretilla.
Cliquez un ingrédient pour le cocher pendant vos courses.
Rincer abondamment le librillo à l'eau froide, retirer tout le gras et les impuretés, puis le frotter énergiquement au gros sel et au citron vert avant de rincer une seconde fois. C'est l'étape qui décide de tout : une panse propre ne trahira jamais son origine stomacale. Si l'odeur persiste aprÚs ce frottage, recommencez sel-citron plutÎt que de passer à la cuisson.
Plonger la panse dans une grande casserole d'eau froide salée, porter à ébullition avec une branche de hierbabuena et laisser une quinzaine de minutes, puis jeter cette premiÚre eau et rincer. Ce blanchiment évacue l'écume et une bonne part des arÎmes forts. Ne conservez pas ce premier bouillon : il concentre exactement ce qu'on veut chasser.
Remettre la panse dans une eau froide propre avec de nouveau un peu de hierbabuena et cuire à petit feu, à couvert, entre une heure et une heure et demie à partir de l'ébullition, jusqu'à ce qu'elle soit tendre sous la pointe du couteau. C'est le collagÚne de la paroi qui se transforme lentement en gélatine et rend l'abat fondant. Si elle résiste encore, prolongez par tranches de quinze minutes : mieux vaut trop tendre que caoutchouteux.
Ăgoutter la panse, la laisser tiĂ©dir puis la couper en carrĂ©s d'environ 4 Ă 5 cm. Fouetter Ă part la marinade anticuchera : ajĂ panca, ail, cumin, vinaigre rouge, origan, poivre, huile et, si l'on veut, ajĂ amarillo et achiote. GoĂ»tez l'adobe cru : il doit ĂȘtre franc, un peu acide et bien salĂ©, car c'est lui qui portera tout le goĂ»t de l'abat plutĂŽt neutre.
Mélanger les morceaux de panse à la marinade pour bien les enrober et laisser reposer au frais au minimum deux heures, idéalement toute une nuit. La structure spongieuse du librillo agit comme une éponge et se gorge de l'adobe. Pressé ? Deux heures suffisent, mais une nuit change vraiment la profondeur du goût.
PrĂ©parer une braise vive et rĂ©guliĂšre (ou une plancha/parrilla bien chaude) avec une grille propre et huilĂ©e. Sur la carretilla, c'est le charbon qui donne au rachi sa signature fumĂ©e. La grille doit ĂȘtre brĂ»lante avant de poser l'abat, sinon il colle et se dĂ©chire.
Disposer les morceaux sur la braise et les saisir quelques minutes de chaque cĂŽtĂ© en les badigeonnant sans relĂąche avec la marinade rĂ©servĂ©e, jusqu'Ă obtenir une croĂ»te laquĂ©e et des bords croustillants. Comme la panse est dĂ©jĂ cuite, on cherche ici la couleur et le croustillant, pas la cuisson Ă cĆur. Visez un rachi dorĂ© et souple, ni pĂąle ni carbonisĂ©.
Servir le rachi brĂ»lant sur un lit de rondelles de papa sancochada, avec de la cancha grillĂ©e ou du choclo, une salsa criolla vive (oignon rouge, citron vert, ajĂ, cilantro) et, si l'on aime, une sauce rocoto. Sur la carretilla, le rachi complĂšte l'anticucho de cĆur et le choncholĂ d'intestin : trois abats, trois textures, une mĂȘme braise.
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Sourcer ou se taire
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