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Atlas Culinaire · Guatemala · Amériques
Purée de plantain bien mûr enroulée autour d'une farce de haricots noirs sucrés à la cannelle, façonnée en petites quenelles, frite jusqu'à dorée et roulée dans le sucre — le dessert populaire chapín par excellence, des foires aux marchés.
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Coupez les plantains très mûrs en tronçons et faites-les cuire dans l'eau avec un bâton de cannelle et un peu de sucre jusqu'à ce qu'ils soient bien tendres, puis pelez-les. On choisit des plantains presque noirs parce que c'est à ce stade qu'ils sont les plus sucrés et les plus souples — un plantain jaune-vert, encore féculent, donnerait une purée fade et raide. La cuisson avec la cannelle parfume la chair de l'intérieur et le sucre soutient sa douceur naturelle. Vous verrez la pulpe devenir tendre et translucide, et sentirez la cannelle embaumer. La cible, c'est un plantain fondant qui s'écrase sans effort. S'il résiste encore, prolongez la cuisson : un plantain mal cuit fera des grumeaux dans la purée. Égouttez bien avant d'écraser.
Écrasez les plantains chauds en purée lisse, puis incorporez la mie de pain et une pincée de sel jusqu'à obtenir une pâte qui se tient. La mie de pain est le secret de la tenue, comme l'indique la source guatémaltèque : elle absorbe l'humidité du plantain et donne à la purée la consistance nécessaire pour être façonnée et frite sans s'effondrer. Travaillez tant que c'est chaud, la purée est alors plus malléable. La cible, c'est une pâte souple mais ferme, qui ne colle pas trop aux mains et garde sa forme. Si elle est trop molle, ajoutez de la mie ; trop sèche, une cuillère d'eau de cuisson. Laissez tiédir un peu avant de façonner pour qu'elle se raffermisse.
Faites revenir les haricots noirs mixés à la poêle avec le sucre et la cannelle (et le chocolat, si vous choisissez cette version) jusqu'à obtenir une pâte épaisse et brillante. On fait dessécher les haricots pour concentrer leur saveur et obtenir une farce ferme qui ne fuira pas du rellenito à la friture — une farce trop liquide percerait la pâte de plantain. Vous verrez la pâte épaissir, foncer et se détacher de la poêle en bloc : c'est le signe qu'elle est prête. La cible, c'est une farce sombre, dense, modelable, au délicieux contraste sucré-salé. Si elle reste molle, prolongez la cuisson à feu doux ; si elle sèche trop, une larme d'eau la rattrape. Laissez refroidir avant de garnir — chaude, elle serait incontrôlable.
Prenez une portion de pâte de plantain de la taille d'un citron vert, aplatissez-la en coupelle au creux de la main, déposez au centre une cuillerée de farce de haricots, puis refermez en scellant soigneusement les bords et donnez la forme ovale caractéristique. Le scellage est capital : le moindre trou et la farce s'échapperait dans l'huile, faisant éclater le rellenito. Travaillez avec les mains légèrement humides pour que la pâte ne colle pas. La cible, c'est une quenelle lisse, parfaitement close, sans fissure. Si un bord refuse de se sceller, rajoutez un peu de pâte par-dessus. Ne surchargez pas de farce : trop pleine, la quenelle se fend. Alignez-les au fur et à mesure.
Farinez légèrement chaque rellenito, puis plongez-les dans l'huile chaude à feu moyen et faites-les frire en les retournant jusqu'à une jolie couleur dorée uniforme. Le léger enrobage de farine forme une croûte protectrice qui dore joliment et limite les fuites ; et le feu moyen est essentiel — trop chaud, l'extérieur brûlerait avant que le cœur soit chaud, trop doux, ils boiraient l'huile et seraient gras. Vous entendrez un grésillement régulier et verrez la surface se colorer doucement. La cible, c'est un rellenito doré clair, croustillant dehors, fondant dedans. Retournez-les délicatement pour ne pas les percer. S'ils colorent trop vite, baissez le feu ; s'ils restent pâles, montez un peu. Égouttez sur papier absorbant.
À la sortie de l'huile, encore chauds, roulez les rellenitos dans le sucre pour les enrober d'un voile sucré et croquant, puis servez aussitôt. Le sucre adhère mieux sur le beignet chaud et apporte la touche finale gourmande qui fait le rellenito de foire et de marché. C'est le dessert et le goûter populaire du Guatemala, qu'on déguste tiède au coin d'une rue ou en famille après le repas. La cible, c'est un rellenito brillant de sucre, chaud, qui révèle à la première bouchée le contraste entre le plantain sucré, la farce de haricot terreuse et le croustillant doré. Servez tant que c'est chaud — froid, il perd de son moelleux. Accompagnez d'un trait de crème et d'un voile de cannelle pour la version maison gourmande.
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Sourcer ou se taire
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