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Atlas Culinaire · Venezuela · Amériques
La grande marmite du dimanche vĂ©nĂ©zuĂ©lien â viandes croisĂ©es (''cruzado''), tubercules ñame-yuca-ocumo, plĂĄtano et jojoto longuement mijotĂ©s en un bouillon rĂ©confortant ; au Venezuela, ''aller Ă un sancocho'' veut dire aller Ă la fĂȘte
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Le bouillon de viandes â Saisir, couvrir, Ă©cumer longuement â Rincer les viandes (bĆuf, poule, porc si utilisĂ©) et les dĂ©poser dans une grande marmite avec l'os Ă moelle. Couvrir largement d'eau froide (environ 4 litres) et porter Ă frĂ©missement. DĂšs que la mousse grise monte, Ă©cumer patiemment Ă la louche pendant les premiĂšres minutes : c'est elle qui rend le bouillon trouble et amer si on la laisse. Ajouter la moitiĂ© du sofrito (ajĂ dulce, oignon, ail, tiges de cilantro, apio, sel), couvrir Ă demi et laisser mijoter doucement.
PrĂ©parer le sofrito et les racines â Trio de tubercules et aromates crĂ©oles â Pendant que les viandes mijotent, peler et tailler les tubercules en gros morceaux qui tiendront la cuisson : yuca en tronçons, ocumo et ñame en quartiers, plĂĄtano vert en rondelles Ă©paisses, auyama en cubes. Garder l'ordre en tĂȘte : les durs d'abord, l'auyama et la papa ensuite. Ciseler le reste du sofrito (ajĂ dulce, cebollĂn, poivron, ail) pour la touche finale. Bien rincer la yuca qui rend de l'amidon.
Les tubercules durs â Yuca, ocumo, ñame, plĂĄtano au bouillon â Quand les viandes commencent Ă s'attendrir (aprĂšs 1h30), ajouter les tubercules les plus durs : yuca, ocumo, ñame et plĂĄtano vert, ainsi que le maĂŻs en rondelles. Le bouillon doit les couvrir â rallonger d'eau chaude si besoin. Reprendre le frĂ©missement et laisser cuire Ă dĂ©couvert pour que le bouillon se concentre. GoĂ»ter et commencer Ă ajuster le sel, sans excĂšs.
Les lĂ©gumes tendres â Auyama, papa et liaison naturelle â Ajouter l'auyama (courge) et les pommes de terre si utilisĂ©es. L'auyama est la clĂ© de texture : en se dĂ©faisant lĂ©gĂšrement, elle Ă©paissit et adoucit naturellement le bouillon, lui donnant ce veloutĂ© orangĂ© caractĂ©ristique. Laisser cuire jusqu'Ă ce qu'une pointe de couteau traverse tous les tubercules sans rĂ©sistance. Le bouillon doit ĂȘtre nappant, pas liquide comme de l'eau.
Le parfum final â Second sofrito et cilantro vif â C'est le geste qui sĂ©pare le sancocho du pot-au-feu : ajouter le reste du sofrito frais (ajĂ dulce, cebollĂn, poivron, ail) et les feuilles de cilantro dans les derniĂšres minutes. La chaleur rĂ©siduelle libĂšre leur parfum vif sans le cuire Ă mort. Rectifier le sel et le poivre une derniĂšre fois, maintenant que le bouillon a rĂ©duit. Couper le feu et laisser reposer cinq minutes.
DĂ©graisser et dresser le bouillon â La ''sopa'' d''abord â DĂ©graisser la surface si nĂ©cessaire (une louche posĂ©e Ă plat capte le gras). Servir d'abord la **sopa** : une bonne louche de bouillon avec un assortiment de tubercules dans chaque bol creux, parsemĂ©e de cilantro frais. Au Venezuela, on relĂšve souvent son bol d'un trait de citron vert pressĂ© Ă table. C'est la premiĂšre assiette du rituel dominical.
Le ''seco'' et les accompagnements â Viandes, casabe et aguacate â PrĂ©senter Ă part le **seco** : les morceaux de viande (bĆuf, poule, porc) sur un plat, Ă piocher avec le casabe (galette de yuca croustillante) qu'on trempe dans le bouillon. Disposer l'avocat en quartiers et des quartiers de citron. Certaines tables servent aussi un peu de riz blanc Ă cĂŽtĂ©. C'est le repas-fleuve du dimanche : on mange longtemps, on se ressert, on partage.
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Sourcer ou se taire
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