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Atlas Culinaire · Corée du Sud · Asie
La soupe d'algue la plus fastueuse de Jeju, mesurée à la générosité de ses oursins
Cliquez un ingrédient pour le cocher pendant vos courses.
Plongez le miyeok séché dans un grand volume d'eau froide 30 minutes : il va gonfler jusqu'à cinq fois son volume et retrouver un vert profond souple. Rincez-le deux fois pour évacuer le sel et le sable, pressez sans écraser, puis coupez aux ciseaux en bouchées de 4-5 cm. Cible : une algue souple qui ne craque plus. Si vous êtes pressé, une cuillère de sucre dans l'eau accélère le gonflement, mais rincez bien.
Étalez délicatement le corail d'oursin sur une assiette et retirez à la pince les éventuelles pointes noires ou débris de coquille. Ne rincez surtout pas à grande eau : le corail est fragile et se dissout. Cible : des langues de corail orangées intactes. Si un morceau se brise, réservez-le pour la toute fin où il fondra dans le bouillon.
Dans une casserole, chauffez l'huile de sésame à feu moyen et jetez l'algue essorée avec l'ail. Faites revenir 2-3 minutes en remuant : l'algue fonce, brille et libère une odeur de noisette marine. C'est le geste qui distingue une bonne soupe d'une soupe plate. Cible : une algue enrobée et parfumée. Si ça accroche, baissez le feu, ne laissez jamais brunir l'ail.
Versez l'eau sur l'algue sautée et portez à ébullition, puis laissez frémir à couvert 15 minutes. Le bouillon s'opacifie légèrement et prend une teinte vert-gris : c'est l'algue qui rend sa minéralité. Cible : un fond parfumé et fluide. À la mode de Jeju, on n'ajoute ni bœuf ni anchois — l'eau et le sésame suffisent. Si le bouillon reste trop clair, prolongez de 5 minutes.
Ajoutez la sauce soja pour soupe (guk-ganjang), goûtez, puis rectifiez au sel de mer. L'objectif est un assaisonnement discret qui laisse la place à l'oursin : le KTO décrit un bouillon 'à peine relevé, à l'arrière-goût rafraîchissant'. Cible : légèrement salé, jamais soja-dominant. Si vous avez trop salé, allongez d'un peu d'eau chaude.
Baissez à frémissement, déposez le corail d'oursin en surface et laissez à peine 60-90 secondes, le temps qu'il vire à l'orange chaud et affleure. Coupez le feu aussitôt. Cible : un corail juste tiédi, crémeux, encore entier. C'est le geste tranché par le KTO — pré-cuit très court, à l'inverse de l'oursin cru servi ailleurs. Si vous le laissez bouillir, il se désagrège en grains.
Poivrez d'une pincée de poivre blanc, versez dans des bols chauds en répartissant équitablement le corail — à Jeju, la part d'oursin de chacun compte. Servez brûlant avec un bol de riz blanc et quelques banchan. Cible : un bol fumant, généreux en oursin. Si le corail a coulé au fond, remontez-le doucement à la louche pour qu'il soit visible.
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Sourcer ou se taire
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