Chargement de l'atlas
Atlas Culinaire · São Tomé-et-Príncipe · Île de São Tomé
Les sonhos de banana sont la douceur la plus aimée de l'archipel — des beignets soufflés où la banane bien mûre, écrasée à la fourchette, se mêle à une pâte légère de farine, lait et œuf, frits par petites boules dorées puis roulés vivants dans un mélange de sucre et de cannelle. La banane-de-são-tomé, à la peau noircie et à la pulpe fondante, en est l'âme. C'est le dessert des fins de repas, des goûters d'enfants et des tables de fête, cousin des sonhos portugais mais tropicalisé par le fruit-roi de l'archipel.
SONHOS, BOLO OU BANANA FRITA — LA DOUCEUR SANTOMÉENNE À LA BANANE SE DÉCLINE. (1) SONHOS VS BOLO DE BANANA — deux desserts santoméens à la banane se disputent le titre de « plus fameux » : les SONHOS DE BANANA (beignets soufflés frits, recette TudoGostoso « Sonhos de banana de São Tomé e Príncipe » : banane écrasée + farine + sucre + lait + œuf, frits et roulés sucre-cannelle) et le BOLO DE BANANA (gâteau de banane cuit au four, parfois sur base de caramel et lait de coco, décrit par viagens.sapo.pt comme « uma das sobremesas mais famosas de São Tomé e Príncipe »). Les deux sont authentiques et coexistent ; nous documentons les sonhos, plus rustiques, plus quotidiens et techniquement plus « santoméens » par la friture. (2) LA BANANE — BANANA-DE-SÃO-TOMÉ — point tranché par cozinhadamarcia.com.br et receitasdetodosnos : la banane idéale est la banana-de-são-tomé (aussi dite banana caru ou roxa), à la peau qui noircit en mûrissant et à la pulpe très douce et molle, abondante sur l'archipel. Selon viagemasaotome.com, la banane « é um dos ingredientes mais usados na gastronomia são-tomense », préparée cuite, frite ou au four, et accompagne aussi bien le poisson que la viande. Hors archipel, une banane dessert bien mûre (peau tachetée de noir) fait la substitution. (3) BANANE PLANTAIN VS BANANE DESSERT — il ne faut pas confondre la BANANE DESSERT mûre des sonhos (douce, pour le sucré) avec la BANANE PLANTAIN verte de l'angu et de la banana cozida (féculente, pour l'accompagnement salé) : ce sont deux usages distincts du même genre botanique. Utiliser une banane plantain verte pour les sonhos donnerait une pâte fade et farineuse. (4) FRITURE VS FOUR — les sonhos sont frits en pleine huile (technique des sonhos portugais), à distinguer de la banane frita en tranches poêlées à la poêle (accompagnement) et du bolo de banana cuit au four (gâteau). Trois techniques santoméennes de la banane sucrée, trois résultats.
Café fort de Príncipe (terroir volcanique réputé de l'archipel) en fin de repas — l'accord roi des sonhos ; thé local ou infusion ; eau de coco fraîche pour les enfants au goûter ; pour les adultes en version festive, un ponche au gingembre maison ou un petit verre de vinho de palma ; chocolat chaud santoméen (l'archipel produit un cacao réputé, les « Chocolate Islands ») pour les gourmands.
8/10 à São Tomé-et-Príncipe — douceur très populaire et aimée, illustrant le mariage de l'héritage sucré portugais (les sonhos, beignets soufflés des fêtes lusophones) avec la banane, fruit-roi de l'archipel. La banane est, selon viagemasaotome.com, « um dos ingredientes mais usados na gastronomia são-tomense », préparée cuite, frite ou au four, et la banana-de-são-tomé (banane caru ou roxa) à la peau noircie est réputée pour sa pulpe très douce. Les sonhos de banana figurent dans les recettes santoméennes documentées (TudoGostoso « Sonhos de banana de São Tomé e Príncipe », gastronomias.com « Sonhos de Banana - S.Tomé e Príncipe », lechef.com.br). Ils coexistent avec le bolo de banana (gâteau au four), désigné par viagens.sapo.pt comme « uma das sobremesas mais famosas de São Tomé e Príncipe ». Ce sont des douceurs de fin de repas, de goûter d'enfants et de table de fête, présentes dans les foyers de l'archipel et chez la diaspora santoméenne. Moins sacralisées qu'un plat-totem comme le calulu, mais profondément populaires et transmises de génération en génération comme toute douceur d'enfance.
Cliquez un ingrédient pour le cocher pendant vos courses.
Choisir des bananes dessert très mûres, à la peau noircie et à la pulpe fondante — c'est la maturité qui donne le sucre, le parfum et le moelleux aux sonhos. Les peler et les écraser à la fourchette dans un bol, en laissant volontairement quelques petits morceaux pour la texture, plutôt qu'en purée parfaitement lisse. Si l'on aime les saveurs de l'archipel, ajouter à ce stade un zeste de citron vert ou une cuillère de noix de coco râpée. Réserver la purée de banane.
Dans un grand saladier, mélanger d'abord la farine de blé, le sucre, la pincée de sel et, le cas échéant, la levure chimique. Faire un puits, y verser l'œuf légèrement battu et le lait, et fouetter du centre vers l'extérieur jusqu'à obtenir une pâte lisse sans grumeaux — l'ordre est important, mélanger les secs et incorporer les liquides progressivement évite les paquets de farine. Incorporer ensuite la banane écrasée et mélanger doucement. La pâte doit être assez épaisse pour tenir en boule à la cuillère ; si elle coule, ajouter un peu de farine, si elle est trop ferme, un filet de lait.
Verser l'huile neutre dans une casserole à bords hauts ou une friteuse, sur une hauteur de 4 à 5 cm, et la chauffer à feu moyen jusqu'à 160-170 °C. Pour tester sans thermomètre, laisser tomber un petit peu de pâte : elle doit remonter aussitôt en grésillant doucement et commencer à dorer en 2 à 3 minutes, sans brunir instantanément. Une huile trop chaude (au-delà de 175 °C) dorerait les sonhos avant qu'ils soient cuits à cœur ; une huile trop froide les rendrait gras et spongieux.
À l'aide de deux cuillères à café trempées dans l'huile chaude (pour que la pâte n'accroche pas), prélever des boules de pâte de la taille d'une noix et les laisser glisser délicatement dans l'huile chaude, par petites quantités pour ne pas faire chuter la température. Les sonhos gonflent et remontent à la surface ; les laisser dorer 2 à 3 minutes en les retournant à mi-cuisson avec une écumoire pour une coloration uniforme. Ils sont prêts quand ils sont dorés de toutes parts et cuits à cœur. Les égoutter sur du papier absorbant.
Mélanger dans une assiette creuse le sucre d'enrobage et la cannelle en poudre. Dès que les sonhos sont égouttés et encore TIÈDES (mais plus brûlants), les rouler un à un dans le mélange sucre-cannelle pour qu'ils s'en enrobent généreusement de tous côtés — c'est la chaleur résiduelle qui fait adhérer le sucre. Les déposer au fur et à mesure dans le plat de service. Ne pas attendre qu'ils refroidissent : froids, le sucre n'adhère plus et glisse.
Dresser les sonhos de banana en pyramide généreuse dans un plat de service, saupoudrer d'un dernier voile de sucre-cannelle. Les servir tièdes ou à température ambiante, en fin de repas ou au goûter, avec un café fort de Príncipe pour les adultes et une eau de coco ou un chocolat chaud santoméen pour les enfants. Ils se dégustent à la main, encore moelleux à cœur sous leur croûte sucrée et parfumée. Préparés en grande quantité pour les fêtes, ils disparaissent toujours les premiers.
Marquez-la cuisinée : elle entre dans votre journal, vous rapporte des points d'explorateur.
Sourcer ou se taire
Aucun commentaire pour l'instant. Sois le premier à cuisiner cette recette.
Vous l'avez testée ? Notez-la et partagez votre version : vous aidez l'Atlas à grandir.