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Atlas Culinaire · Indonésie · Asie
Boulettes de poisson tenggiri au bouillon parfumé de crevettes, l'ùme de riviÚre de Palembang
Cliquez un ingrédient pour le cocher pendant vos courses.
Mixez le filet de tenggiri bien froid avec le sel et l'ail jusqu'Ă obtenir une pĂąte lisse et collante, en ajoutant l'eau glacĂ©e cuillĂšre par cuillĂšre. Le froid est ici votre alliĂ© : il empĂȘche la chair de « cuire » sous la friction du mixeur et prĂ©serve les protĂ©ines qui donneront le rebond. La pĂąte doit rester brillante et se dĂ©tacher des parois en une masse souple.
Ajoutez le blanc d'Ćuf puis la fĂ©cule de sagou en pluie et mĂ©langez Ă la main, du bout des doigts, juste assez pour amalgamer. On travaille peu : trop pĂ©trir dĂ©velopperait l'Ă©lasticitĂ© jusqu'au caoutchouc. La pĂąte finale doit ĂȘtre souple, Ă peine collante, prĂȘte Ă ĂȘtre façonnĂ©e Ă la cuillĂšre.
Portez une grande casserole d'eau salĂ©e Ă frĂ©missement (pas Ă gros bouillons) et dĂ©posez des petites quantitĂ©s de pĂąte prĂ©levĂ©es Ă la cuillĂšre ou pincĂ©es Ă la main. Les boulettes coulent puis remontent en surface une fois cuites : c'est le signal universel de la boulette de poisson prĂȘte. Ăgouttez-les et rĂ©servez.
Faites revenir les tĂȘtes et carapaces de crevettes jusqu'Ă ce qu'elles rougissent et embaument, puis mouillez d'eau et laissez frĂ©mir. Ce fond est le cĆur du plat : sans lui, le tekwan n'est qu'une soupe fade. Filtrez ensuite en pressant bien les carapaces pour extraire tout le jus corail.
Faites revenir l'ail, le ebi pilé, le poivre et la muscade, puis versez le fond filtré et la chair de crevette hachée. Laissez infuser à petit feu pour marier les arÎmes. Le ebi apporte cette profondeur marine fermentée que le seul fond frais ne donne pas, marque de fabrique du kuah de Palembang.
Plongez les champignons noirs, les fleurs de lys nouées et le bengkuang dans le bouillon frémissant, puis ajoutez les boulettes pochées pour les réchauffer. Chaque garniture joue sa partition : le champignon pour le moelleux, la fleur de lys pour le parfum, le bengkuang pour le croquant frais qui tranche avec le gras du bouillon.
RĂ©partissez les vermicelles de soja rĂ©hydratĂ©s au fond des bols, versez bouillon et boulettes brĂ»lants par-dessus, puis parsemez de ciboule, cĂ©leri et Ă©chalotes frites. Le tekwan se mange fumant, Ă la cuillĂšre, dans le brouhaha convivial que son nom mĂȘme Ă©voque. Un trait de sambal et de citron vert pour qui aime relever.
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Sourcer ou se taire
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