Chargement de l'atlas
Atlas Culinaire · Chine · Asie
Le poulet-totem de Hainan, premier des Quatre Grands Plats de l'île — une volaille de race locale, dit-on engraissée aux figues de banian, pochée tout doucement par trempages répétés pour garder la chair juteuse et la peau dorée fine, puis lustrée d'huile de sesame, découpée et trempée dans une sauce vive de gingembre, ail et kumquat. C'est lui, parti avec la diaspora, qui a donné le Hainanese Chicken Rice de Singapour.
Cliquez un ingrédient pour le cocher pendant vos courses.
Préparation — Préparer la volaille — Choisir un poulet fermier entier d'environ 1,5 kg, idéalement de race Wenchang ou équivalent fermier, à la peau intacte et avec un peu de gras sous la peau. Le vider s'il ne l'est pas, flamber les derniers duvets à la flamme et rincer soigneusement intérieur et extérieur. Frotter la cavité de sel et de quelques tranches de gingembre. Laisser la volaille revenir à température ambiante avant le pochage pour une cuisson homogène.
Trempages — Lancer le pochage par « trois montées trois trempages » (三提三浸) — Remplir une grande marmite d'eau, ajouter le gingembre en tranches, l'oignon vert en tronçons, un peu de sel et, si on veut, le vin de Shaoxing. Porter à frémissement. Tenir la volaille par le cou ou les ailes et la plonger ENTIÈREMENT dans l'eau frémissante, puis la ressortir au bout de 20 à 30 secondes pour vider l'eau chaude accumulée dans la cavité. Répéter ce geste trois fois (三提三浸) : il fait circuler l'eau chaude à l'intérieur et fait chauffer la cavité en même temps que l'extérieur, garantissant une cuisson égale.
Pochage — Pocher à frémissement très doux — Immerger entièrement la volaille et baisser le feu pour que l'eau TREMBLE à peine — surtout pas de gros bouillon, qui ferait éclater la peau et sécherait la chair. Couvrir partiellement et pocher 25 à 35 minutes selon la taille. La volaille est cuite quand le jus qui s'écoule d'une cuisse piquée est clair (et que la chair à l'os reste juste rosée pour les puristes). Couper le feu et laisser éventuellement reposer quelques minutes dans l'eau chaude hors du feu pour finir la cuisson en douceur.
Choc froid — Plonger dans l'eau glacée — Sortir la volaille du bouillon et la plonger IMMÉDIATEMENT dans un grand bain d'eau très froide additionnée de glaçons, pendant une dizaine de minutes. Ce choc thermique resserre la peau, la rend ferme, lisse et légèrement gélatineuse, et stoppe net la cuisson pour garder la chair juteuse. C'est ce contraste chaud-froid qui donne la peau craquante caractéristique du « coupé blanc » hainanais.
Lustrage — Lustrer la peau à l'huile de sesame — Sortir la volaille du bain glacé et l'éponger soigneusement. Pendant que la peau est encore tiède, la badigeonner entièrement d'huile de sesame (ou d'un mélange huile de sesame + graisse de poulet fondue) à l'aide d'un pinceau. La peau prend alors une belle couleur dorée, un brillant appétissant et un parfum grillé caractéristique. Laisser la volaille reposer et tiédir avant la découpe.
Trempette — Préparer la trempette gingembre-ail-kumquat (蘸料) — Hacher ou râper finement le gingembre, écraser l'ail. Les mêler dans un bol avec une pointe de sel et un peu de sucre. Presser dessus le jus des kumquats de Hainan (酸桔) — l'agrume acidulé qui fait l'authenticité hainanaise. Détendre éventuellement d'une cuillerée de bouillon de pochage chaud. Goûter et ajuster : la trempette doit être vive, salée et acidulée. À défaut de kumquat, du citron vert dépanne (toléré hors de l'île mais jugé inauthentique sur place).
Découpe — Découper au couperet en travers de l'os — Poser la volaille tiède sur une planche et la découper au couperet à la chinoise, en travers de l'os, en morceaux nets et réguliers. Détacher d'abord cuisses et ailes, puis trancher le coffre. Remonter ensuite les morceaux dans le plat de service pour redonner la silhouette de la volaille, peau dessus, comme au banquet. Cette présentation reconstituée est la marque du « coupé blanc » servi en table de fête.
Service — Servir avec la trempette et le bouillon — Servir le Wenchang Ji froid ou tiède, la chair lustrée disposée dans son plat, accompagné de la trempette gingembre-ail-kumquat et de bols du bouillon de pochage clair (鸡汤) servis brûlants à part. À Hainan, c'est le plat de banquet par excellence — « point de banquet sans poulet de Wenchang » (无鸡不成宴). Pour la version complète qui a essaimé dans toute l'Asie, cuire du riz dans le bouillon et la graisse de poulet : on obtient l'ancêtre direct du Hainanese Chicken Rice.
Marquez-la cuisinée : elle entre dans votre journal, vous rapporte des points d'explorateur.
Sourcer ou se taire
Aucun commentaire pour l'instant. Sois le premier à cuisiner cette recette.
Vous l'avez testée ? Notez-la et partagez votre version : vous aidez l'Atlas à grandir.