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Atlas Culinaire · Guinée équatoriale · Afrique
Bananes mĂ»res fondantes au four, nappĂ©es de beurre, d'agrumes et de noix de coco dorĂ©e â le dessert-petit-dĂ©jeuner tropical le plus citĂ© de GuinĂ©e Ă©quatoriale.
Le dĂ©bat autour de l'Akwadu porte moins sur une variante d'ingrĂ©dient que sur son statut rĂ©el et son nom. D'un cĂŽtĂ©, des sources hispanophones natives le dĂ©crivent comme profondĂ©ment quotidien : le blog Ă©ducatif Altamira et plusieurs guides en espagnol reprennent la formule « NingĂșn dĂa ecuatoguineano comienza sin el akwadu » (« aucune journĂ©e Ă©quato-guinĂ©enne ne commence sans l'akwadu »), d'abord petit-dĂ©jeuner puis dessert, en l'ancrant dans les techniques ancestrales des Fang du continent et des Bubi de Bioko. De l'autre, la masse des recettes en circulation provient de blogs anglophones « cuisiner le monde » (196 Flavors de Vera Abitbol depuis 2013, The Foreign Fork, The Food Dictator) qui partagent des proportions quasi identiques (4 bananes, beurre, jus d'orange + 2 citrons, sucre roux, coco, 200 °C, 20 min puis grill), pattern qui trahit une gĂ©nĂ©alogie de copie SEO plus qu'une enquĂȘte de terrain. Le point rĂ©ellement contestĂ© est donc l'authenticitĂ© du mot « akwadu » comme terme vernaculaire codifiĂ© : aucune des sources consultĂ©es ne le rattache Ă une langue fang ou bubi documentĂ©e ni ne cite une autoritĂ© guinĂ©enne nommĂ©e, alors que la base agricole (banane douce, plantain, coco abondante sur la cĂŽte et Ă Bioko) est, elle, parfaitement attestĂ©e â laissant ouverte la question de savoir si « akwadu » est un nom local ou une Ă©tiquette popularisĂ©e hors du pays pour un dessert banane-coco intrinsĂšquement pan-tropical.
Malamba (jus de canne à sucre fermenté, boisson traditionnelle guinéenne) bien frais ; à défaut un café local serré pour la version petit-déjeuner, ou du topé (vin de palme) pour rester dans le répertoire local.
Présenté par les sources hispanophones natives comme un incontournable quotidien (« aucune journée équato-guinéenne ne commence sans l'akwadu »), d'abord au petit-déjeuner puis en dessert ; sur le terrain, la banane et le plantain sont effectivement omniprésents et la noix de coco abonde sur la cÎte et à Bioko. Sa trÚs large diffusion en ligne tient toutefois aussi aux blogs culinaires anglophones qui parcourent le monde pays par pays.
Cliquez un ingrédient pour le cocher pendant vos courses.
Préchauffer le four à 200 °C. Beurrer généreusement un plat à gratin assez grand pour accueillir les bananes en une seule couche.
Ăplucher les bananes et les couper en deux dans la longueur (ou en grosses tranches). Les disposer dans le plat beurrĂ©, cĂŽtĂ© coupĂ© vers le haut, serrĂ©es sans se chevaucher.
Faire fondre le beurre (micro-ondes ou feu doux) sans le faire colorer.
Verser le beurre fondu sur les bananes, puis arroser du jus d'orange et du jus de citron répartis uniformément.
Saupoudrer le sucre roux (et une pincée de cannelle si souhaité), puis répartir la noix de coco rùpée sur le dessus.
Cuire 20 minutes en arrosant réguliÚrement les bananes avec le jus qui s'écoule au fond du plat.
Arroser chaque part d'un filet de miel, puis passer sous le grill 2 à 5 minutes jusqu'à ce que la coco et les bords soient bien dorés.
Laisser tiédir 3-4 minutes pour que le sirop épaississe, puis servir tiÚde en récupérant le sirop agrumes-coco au fond du plat. Se déguste en petit-déjeuner ou en dessert.
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Sourcer ou se taire
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