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Atlas Culinaire · Mauritanie · Afrique
La bouillie qui se boit : de gros grains de mil ou de sorgho cuits puis noyés de lait sucré, assez liquides pour se boire plutôt que se manger à la cuillère. Petit-déjeuner et dîner léger du Guebla, parfois parfumé à la fleur d'oranger — à distinguer du lakh, plus épais, et de l'aïch, en couscous.
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Rincer rapidement les gros grains de mil ou de sorgho à l'eau claire pour ôter les poussières. Ne pas les laisser tremper longtemps. Égoutter.
Porter l'eau salée à frémissement et y cuire les grains jusqu'à ce qu'ils soient gonflés et tendres mais entiers, en remuant de temps en temps. Ils ne doivent pas se défaire en bouillie. Égoutter le surplus d'eau.
Pour la version traditionnelle, passer les grains égouttés à la vapeur au couscoussier une dizaine de minutes pour les aérer et les détacher. Un tamis fin remplace le couscoussier. Laisser tiédir ensuite.
Chauffer le lait avec le sucre sans le faire bouillir, jusqu'à ce qu'il fume légèrement et que le sucre soit dissous. Ne pas dépasser le frémissement. Le lait de chamelle tranche s'il bout.
Hors du feu, mélanger les grains tièdes au lait chaud jusqu'à une consistance buvable et coulante, en gardant un peu de lait pour ajuster. Le carow doit se boire, pas se manger à la cuillère. Goûter le sucre.
Ajouter un trait de fleur d'oranger ou une pointe de cannelle, avec mesure pour ne pas masquer le lait. Mélanger délicatement. La note florale doit rester discrète.
Servir le carow tiède dans des bols, garni d'arachides pilées ou de dattes, et d'une noisette de smen pour la version maure. Présenter un peu de lait froid à part. Se boit à toute heure.
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Sourcer ou se taire
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