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Atlas Culinaire · Micronésie · Yap
La chair tendre d''un coco jeune, detachee et servie dans son eau a peine sucree - le plus simple des plaisirs yapais, et l''un des rares plats de Yap a porter un nom
Premiere honnetete : la cuisine yapaise NOMMEE est tres sous-documentee, et le domar en est un exemple parfait. Le plat lui-meme - chair gelatineuse d'un coco jeune (encore mou, pas mur) detachee de sa coque et servie dans son propre jus, parfois a peine sucre - est atteste, mais son orthographe et meme son nom vernaculaire ne sont PAS stabilises dans les sources : on le rencontre ecrit 'domar', et la graphie reste a confirmer. La seule attestation ecrite solide vient des notes de Dana Lee Ling (College of Micronesia-FSM), qui le decrit explicitement comme un plat de Yap ('young coconut in sweetened coconut juice', http://danaleeling.blogspot.com/2011/10/traditional-food-dishes-of-micronesia.html). Deuxieme nuance : le sucre ajoute est probablement une touche moderne ; un coco jeune (drinking coconut) est naturellement doux, et la version la plus ancienne se passait sans doute de sucre. Nous documentons donc un geste reel et authentique, en assumant que le NOM et la recette 'fixe' sont fragiles - c'est l'etat reel de la documentation sur Yap, pas une lacune que nous cachons.
Eau de coco du fruit lui-meme - le plat EST sa propre boisson. Sinon, rien : c'est un en-cas de chaleur, servi tel quel a l'ombre.
A Yap, le coco jeune n'est pas un dessert de fete mais un geste quotidien de chaleur : on cueille, on ouvre, on boit l'eau et on cueille la chair a la cuillere. Le 'domar' designe precisement ce plaisir simple - la chair tendre servie dans son jus. C'est aussi l'un des tres rares plats yapais a porter un nom dans la maigre documentation ecrite, ce qui le rend, paradoxalement, emblematique de ce qu'on sait ET de ce qu'on ne sait pas de la cuisine de Yap.
Cliquez un ingrédient pour le cocher pendant vos courses.
Choisissez des cocos verts, jeunes, encore lourds d'eau, dont la chair interne n'est pas encore durcie. C'est le stade dit 'drinking coconut' ou 'spoon coconut'. Secouez le fruit : on doit entendre l'eau clapoter genereusement, signe que la chair est encore mince et tendre.
Ouvrez le fruit avec precaution au-dessus d''un bol pour recuperer toute l''eau de coco sans la perdre. Sur place, on entaille la coque verte a la machette ; a la maison, percez les yeux, videz l''eau, puis fendez la coque. Reservez l''eau filtree.
A la cuillere, raclez l'interieur du coco pour en detacher la chair tendre, qui doit venir en lambeaux souples, presque gelatineux. Selon le stade du fruit, elle sera tres fine (une pellicule) ou plus epaisse. Ne forcez pas : la chair d'un bon coco jeune cede toute seule.
Deposez la chair raclee dans l'eau de coco reservee. Le plat se mange ainsi : la chair flotte dans son propre jus. Si vous tenez a sucrer, ajoutez ici une pointe de sucre et remuez doucement jusqu'a dissolution - mais goutez d'abord, le fruit est souvent assez doux.
Servez immediatement, frais, idealement dans une demi-coque de coco evidee qui sert de bol. C'est un rafraichissement de chaleur, mange a la cuillere : on boit le jus et on cueille la chair. Aucune cuisson, aucun temps d'attente.
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Sourcer ou se taire
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