Chargement de l'atlas
Atlas Culinaire · République dominicaine · Amériques
Le dulce tĂpico de l''enfance dominicaine â coco fraĂźchement rĂąpĂ© mijotĂ© longuement avec lait, sucre et cannelle jusqu''Ă une pĂąte crĂ©meuse dorĂ©e, jadis vendue dans les colmados et cafĂ©tĂ©rias d''Ă©cole
Le **dulce de coco** dominicain se fait-il avec du coco **tierno (jeune et tendre)** ou du coco **mĂ»r et sec**, et avec ou sans **batata (patate douce)** ? Les Ă©coles rĂ©gionales s'opposent. **Clara Gonzalez** (cocinadominicana.com / dominicancooking.com, recette rĂ©visĂ©e le 10 juillet 2024, https://www.cocinadominicana.com/dulce-de-coco) prĂ©sente une version au coco frais rĂąpĂ© mijotĂ© au lait Ă©vaporĂ© (ou lait entier), sucre et bĂątons de cannelle jusqu'Ă consistance de crĂšme dense â « the perfect point arrives when the mixture reduces to half and thickens like a dense pastry cream ». Elle note que le coco **frais ou sec** fonctionnent tous deux, chacun donnant un profil diffĂ©rent, et que le coco rĂąpĂ© en sachet dĂ©panne avec une intensitĂ© moindre. Ă l'opposĂ©, **Mari's Cakes** dĂ©fend le **dulce de coco tierno** (coco jeune Ă la chair tendre presque gĂ©latineuse) pour une texture plus fondante, tandis que les **Recetas NestlĂ© RepĂșblica Dominicaine** popularisent une variante **con batata** (patate douce) qui ajoute du corps et de la douceur â une bifurcation revendiquĂ©e comme tout aussi authentique. Le point que toutes les autoritĂ©s tranchent : la **patience** est non nĂ©gociable. Il faut cuire Ă feu trĂšs doux 30 Ă 45 minutes en remuant frĂ©quemment pour empĂȘcher le mĂ©lange d'attacher et de brĂ»ler au fond ; le « punto » (le bon point) arrive quand la masse a rĂ©duit de moitiĂ© et nappe la cuillĂšre â prĂ©cipiter cette Ă©tape est l'erreur la plus commune. MĂ©moire collective : ce dulce Ă©tait jadis **vendu dans les colmados et les cafĂ©tĂ©rias d'Ă©cole**, ce qui en fait une madeleine de l'enfance dominicaine. La version *cocada* (façonnĂ©e et dorĂ©e au four en petits tas) en est la cousine sĂšche.
CafĂ© dominicain serrĂ© â chocolate de agua (chocolat chaud Ă l''eau) â servi froid en fin de repas, ou en petite douceur de colmado avec un verre d''eau fraĂźche
Le **dulce de coco** est l'un des **dulces tĂpicos les plus aimĂ©s** de la RĂ©publique Dominicaine â une confiserie-confiture de coco qui appartient Ă la grande famille des douceurs crĂ©oles dominicaines (dulce de leche, dulce de batata, habichuelas con dulce). Clara Gonzalez rappelle que ce dulce Ă©tait jadis **vendu dans les colmados (Ă©piceries de quartier) et les cafĂ©tĂ©rias d'Ă©cole**, ce qui en fait une vĂ©ritable madeleine de l'enfance pour des gĂ©nĂ©rations de Dominicains. On le prĂ©pare Ă la maison pour les fĂȘtes, la Semaine sainte et les repas de famille, et on le retrouve sous forme de cocada (façonnĂ©e et dorĂ©e). Note 9/10 â dessert affectif et largement rĂ©pandu, lĂ©gĂšrement en dessous des plats salĂ©s-piliers car c'est une douceur occasionnelle plutĂŽt qu'un quotidien.
Cliquez un ingrédient pour le cocher pendant vos courses.
Casser la noix de coco au marteau (rĂ©cupĂ©rer l'eau si on veut). DĂ©tacher la chair de la coque Ă l'aide d'un couteau ou d'une cuillĂšre robuste. Peler la fine peau brune avec un Ă©conome, laver et bien sĂ©cher la chair. RĂąper le coco â finement pour un dulce lisse, grossiĂšrement pour une texture plus mĂąchue. (Du coco sec ou en sachet dĂ©panne, avec une saveur moindre.)
Dans une casserole à fond épais, réunir le coco rùpé, le lait évaporé, le sucre, les bùtons de cannelle, la pincée de sel (et les clous de girofle si utilisés). Mélanger pour dissoudre le sucre. Le fond épais est important : il répartit la chaleur et limite le risque de brûlure.
Porter doucement Ă Ă©bullition puis baisser Ă feu TRĂS DOUX. Laisser mijoter 30 Ă 45 minutes en remuant frĂ©quemment, surtout en raclant le fond, pour empĂȘcher le mĂ©lange d'attacher et de brĂ»ler. La masse va Ă©paissir progressivement et rĂ©duire. Plus on approche du punto, plus il faut remuer souvent.
Le bon point (« el punto ») est atteint quand le mélange a réduit de moitié et qu'il a la consistance d'une crÚme pùtissiÚre dense qui nappe la cuillÚre et laisse un sillon quand on racle le fond. Ne pas aller au-delà : sur-cuit, le dulce devient sec et granuleux. Retirer les bùtons de cannelle (et les clous de girofle). Incorporer la vanille hors du feu.
Laisser tiĂ©dir, transvaser dans un rĂ©cipient hermĂ©tique et rĂ©frigĂ©rer. Le dulce de coco se sert FROID, en petite portion de fin de repas ou en douceur de colmado. Il se conserve plusieurs jours au rĂ©frigĂ©rateur et gagne mĂȘme en tenue aprĂšs une nuit au frais.
Marquez-la cuisinée : elle entre dans votre journal, vous rapporte des points d'explorateur.
Sourcer ou se taire
Aucun commentaire pour l'instant. Sois le premier Ă cuisiner cette recette.
Vous l'avez testée ? Notez-la et partagez votre version : vous aidez l'Atlas à grandir.