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Atlas Culinaire · Algérie · Nord & Algérois
Dziriettes algéroises : rosettes sablées à la farce d'amandes parfumée au zeste de citron et à la fleur d'oranger, enrobées de miel chaud
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Dans un grand bol, réunir les amandes mondées finement moulues, le sucre glace tamisé et le zeste de citron râpé. Mélanger à sec jusqu'à homogénéité complète. Ajouter les œufs légèrement battus, l'extrait de vanille et l'eau de fleur d'oranger. Pétrir énergiquement pendant 10 à 12 minutes jusqu'à obtention d'une pâte d'amandes ferme, homogène et non collante — la pâte doit se détacher des parois du bol et se façonner en boule propre. Si la farce est trop molle, ajouter quelques grammes d'amandes moulues ; si trop sèche, un filet d'eau de fleur d'oranger.
Tamiser la farine dans un saladier. Creuser un puits au centre et y verser la margarine fondue refroidie, l'extrait de vanille et le sel. Mélanger du bout des doigts en incorporant progressivement la farine de l'extérieur vers l'intérieur. Ajouter l'eau de fleur d'oranger cuillère par cuillère, puis l'eau froide si nécessaire. Pétrir légèrement — 2 à 3 minutes maximum — jusqu'à obtention d'une pâte souple, lisse et non élastique. Former une boule, envelopper dans un film alimentaire et laisser reposer 20 minutes à température ambiante.
Préchauffer le four à 170°C (chaleur tournante). Prélever des noix de farce aux amandes de la taille d'une petite bille (environ 10 g chacune) et former des rouleaux fins. Sur un plan de travail légèrement fariné, étaler la pâte sablée au rouleau sur 3 mm d'épaisseur. Découper des bandes rectangulaires de 7 × 4 cm. Déposer un rouleau de farce au centre de chaque rectangle. Rabattre les bords longs sur la farce en les pinçant légèrement pour souder. Pour la forme rosette : presser la pâte dans des moules alvéolés spéciaux en créant un motif floral avec un bouchon de bouteille incliné. Pour la forme losange traditionelle : former des bâtonnets arrondis et couper en biseau. Déposer sur une plaque tapissée de papier sulfurisé. Déposer une amande entière sur chaque pièce.
Enfourner à 170°C pendant 15 à 18 minutes. Les dziriettes doivent rester pâles — une couleur blanc cassé à légèrement dorée sur les bords est idéale ; trop brunies, elles deviennent sèches et perdent leur fondant. La farce interne gonfle légèrement en cuisant, ce qui est normal. Sortir du four et laisser reposer sur la plaque pendant 5 minutes — elles sont très fragiles à chaud et se solidifient en refroidissant légèrement. Transférer délicatement sur une grille avec une spatule fine.
Chauffer doucement le miel dans une casserole à feu très doux sans le faire bouillir — il doit être fluide mais pas chaud au point de cuire les dziriettes. Incorporer l'eau de fleur d'oranger hors du feu et mélanger. Tremper chaque dziriette encore légèrement tiède dans le miel fluidifié pendant 5 secondes, en la retournant pour un enrobage uniforme. Égoutter sur une grille et laisser cristalliser 30 minutes à température ambiante. Le miel forme un voile légèrement brillant et délicatement craquant caractéristique des dziriettes de qualité.
Une fois le miel cristallisé, saupoudrer légèrement de sucre glace pour l'aspect neigeux traditionnel. Disposer chaque dziriette dans une petite caissette en papier dorée ou blanche — la présentation en caissettes est une tradition algéroise des plateaux de mariage. Arranger sur un plateau en alternant les couleurs si différentes variantes (miel, sucre glace, pistache). Les dziriettes se conservent 3 semaines dans une boîte hermétique à l'abri de l'humidité — elles s'améliorent même après 2 jours de repos.
La dziriette à la pistache (remplacement total ou partiel des amandes par des pistaches mondées) est prisée dans les grandes villes. La variante à la noix de coco (ajout de 50g de coco râpée dans la farce) est une adaptation contemporaine des années 1990. Certaines familles de Tlemcen font une version à la semoule fine dans la pâte extérieure — plus granuleuse mais plus rustique que la version algéroise à la farine blanche. La version de Boumerdès se distingue par l'ajout d'une pointe de cannelle dans la farce d'amandes. Toutes ces variantes respectent le principe fondateur : une enveloppe sablée fondante autour d'un cœur d'amandes parfumé.
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