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Atlas Culinaire · Japon · Kantō
Mochi rond fourré fraise + anko — création moderne 1985 par Ōsumi Tamaya (大角玉屋), brevet de fabrication
L'INVENTION DE L'ICHIGO DAIFUKU EST DISPUTÉE — la version mission ("Inazumaya") est INEXACTE. Le créateur historique le mieux documenté est ŌSUMI TAMAYA (大角玉屋) à Shinjuku-ku Akebonobashi, Tokyo, fondé en 1912. C'est le 3e génération KAZUHEI ŌSUMI (大角和平) qui a inventé le "ichigo mame daifuku" (いちご豆大福) en 1985 (Shōwa 60). Source : site officiel oosumi-tamaya.co.jp + presse économique Ichigaya. Inspiration : il avait lu un article prédisant un boom du wagashi et s'inspira du fraisier français (shortcake aux fraises) — révolutionnaire pour l'époque. Ōsumi Tamaya détient un BREVET de fabrication ET une marque déposée pour "ichigo mame daifuku". MAIS d'autres maisons revendiquent le titre : Ichifuji (Itabashi-ku, fermé 2018) avec utility model registration, Toraya Honke (Mie), magasins de Gunma et Osaka. Wikipedia JP confirme : "登場した時期は昭和後期の1980年代と考えられている" (apparu fin Shōwa, années 1980), pluralité de paternité reconnue mais Ōsumi Tamaya prédomine historiquement avec brevet et antériorité documentée. Le wagashi représente une RÉVOLUTION : intégrer un fruit frais entier dans un wagashi traditionnel allait à l'encontre des codes (durée de conservation impossible : la fraise impose une consommation < 24 h). Le succès a fait grimper les ventes wagashi nationales de 30%.
Thé vert matcha de cérémonie (umami contraste avec sucré). Thé sencha plus quotidien. Thé hōjicha (vert torréfié) en accord nordique. Pas d'alcool typique — c'est un wagashi de cérémonie, pas un dessert occidental.
Wagashi extrêmement populaire de janvier à avril (saison des fraises au Japon). Vendu chez les wagashi-ya traditionnels, les konbinis (versions industrielles), les grands magasins (depachika). Ōsumi Tamaya à Akebonobashi reste un pèlerinage. Boom dépasse l'année en 1985 et reste une institution moderne. Présent dans tous les manuels de wagashi du XXIe s.
Cliquez un ingrédient pour le cocher pendant vos courses.
Diviser le tsubuan en 6 portions de 30 g. Façonner chaque portion en boule à la main (paume sèche). Aplatir légèrement en disque épais. Réserver au frigo.
Laver les fraises délicatement à l'eau froide. Sécher avec un papier absorbant. Équeueter en gardant la pointe intacte.
Aplatir un disque d'anko entre deux feuilles de film alimentaire jusqu'à 5 mm d'épaisseur. Déposer une fraise pointue vers le haut au centre. Refermer l'anko autour, en laissant la pointe de la fraise apparente OU complètement enveloppée selon style. Réserver au frigo.
Dans un bol résistant au micro-ondes, mélanger shiratamako + sucre + eau au fouet jusqu'à dissolution complète. Couvrir de film alimentaire. Cuire au micro-ondes 1000W pendant 1 min. Mélanger énergiquement à la spatule humide. Cuire encore 1 min. Mélanger. Cuire 30 s. La pâte doit être translucide, brillante, élastique.
Verser le mochi chaud sur un plan de travail généreusement saupoudré de fécule. Saupoudrer aussi le dessus du mochi de fécule. Diviser en 6 portions égales (mains protégées par fécule, ou ciseaux). Aplatir chaque portion en disque de 10 cm de diamètre.
Au centre de chaque disque de mochi, déposer une boule fraise+anko (pointe vers le bas pour exposer la base ronde de la fraise). Remonter le mochi en pétales tout autour, pincer le sommet pour sceller. Retourner pour avoir le 'beau côté' lisse vers le haut.
Saupoudrer chaque daifuku d'un voile très léger de fécule (juste anti-collant, pas pour goût). Disposer sur un plateau séparé par 2 cm. Laisser reposer 15 min à température ambiante.
Couper en deux à mi-hauteur juste avant de servir pour révéler la coupe rouge-blanche-rouge spectaculaire. Présenter sur une assiette laquée ou en papier wagashi avec un thé vert.
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