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Atlas Culinaire · Tanzanie · Afrique
Les feuilles de manioc pilees avec ail, oignon et piment, longuement bouillies puis finies au lait de coco et a la pate d'arachide
Le Kisamvu est le cousin tanzanien d'une famille pan-africaine de feuilles de manioc mijotees (saka-saka en RDC/Congo, pondu/mpondu en Afrique centrale), et la confusion entre ces versions est frequente. Selon l'office UnitedRepublicofTanzania.com et le site 54history, la signature de la version tanzanienne tient a deux finitions : le lait de coco (nazi) ET la pate d'arachide ou les arachides broyees (karanga), heritage de la cote swahilie. Point tranche : la version centrafricaine saka-saka se passe souvent de coco et compte sur l'huile de palme - le coco est le marqueur cotier est-africain. Autre point souvent rate : les feuilles de manioc demandent une cuisson longue (45 minutes minimum) car crues elles contiennent des composes cyanogenes ; le pilage puis la longue ebullition ne sont pas un caprice de texture mais une etape de securite alimentaire. A distinguer aussi du mchicha (amarante) tanzanien, autre feuille mais autre plante.
Servir avec de l'ugali ferme ou du riz au coco (wali wa nazi, TZ012) pour eponger la sauce. Un jus de tamarin ou une bière locale legère (type lager est-africaine) accompagne bien le cote terreux et noisette du plat.
Le Kisamvu est un legume-feuille du quotidien sur la Tanzanie continentale, ou le manioc est cultive autant pour sa racine que pour ses feuilles. C'est un plat domestique, econome et nourrissant, qu'on retrouve sur les etals de Mama Lishe et dans les foyers ruraux, presque toujours en accompagnement d'un feculent. Il incarne l'ingeniosite de ne rien jeter du manioc.
Cliquez un ingrédient pour le cocher pendant vos courses.
Si vous utilisez des feuilles fraiches, lavez-les soigneusement, retirez les tiges dures et pilez-les au mortier (ou hachez tres finement) avec l'ail et le piment. Le pilage casse les fibres et amorce la liberation des composes a eliminer a la cuisson. Emincez l'oignon a part.
Mettez les feuilles pilees dans une grande casserole avec l'eau et une pincee de sel. Portez a ebullition et laissez cuire a decouvert au moins 30 minutes, en remuant de temps en temps et en ecumant. Cette cuisson longue est l'etape de securite qui rend les feuilles de manioc consommables.
Pendant ce temps, dans une poele, chauffez l'huile et faites suer l'oignon emince 5 minutes jusqu'a translucide. Ajoutez la tomate concassee et laissez fondre 3 a 4 minutes pour obtenir une base souple. Reservez cette base pour l'incorporer aux feuilles.
Egouttez partiellement les feuilles (gardez un peu de jus de cuisson), ajoutez-y la base oignon-tomate et melangez. Poursuivez la cuisson 10 minutes a feu moyen pour que les saveurs se lient et que l'exces d'eau reduise. Les feuilles doivent devenir tendres et compactes.
Delayez la pate d'arachide avec un peu de jus de cuisson chaud pour eviter les grumeaux, puis incorporez-la aux feuilles avec le lait de coco. Salez, melangez et laissez mijoter doucement 6 a 8 minutes. La sauce devient onctueuse, brun-vert et noisette - c'est le profil recherche.
Servez le kisamvu chaud, en accompagnement d'ugali ferme ou de riz au coco. On pince une boulette de feculent, on la trempe dans la sauce et on ramasse un peu de feuilles. Le contraste feculent neutre / feuilles noisette-terreuses fait tout le plat.
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Sourcer ou se taire
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