Chargement de l'atlas
Atlas Culinaire · Laos · Asie
Le dessert-spectacle des marchés lao — un flan de coco, œufs et sucre de palme pris à la vapeur au cœur d'un potiron entier, tranché en parts fondantes
Le **Sangkhaya Mak Eu** (ສັງຂະຫຍາໝາກອຶ ; « sangkhaya » = crème/flan, « mak eu » = courge/potiron) est-il lao ou thaï ? Point tranché : c'est un **dessert partagé de toute la sphère lao-thaï-khmère**, très répandu comme **street food sucrée des marchés lao**, notamment dans le Sud (CulturEatz et Wandercooks situent leur version à Pakse). Le principe : un appareil à flan — **lait/crème de coco, œufs, sucre de palme, sel** — est versé dans un **potiron entier évidé** (kabocha de préférence, peu aqueux), puis l'ensemble cuit à la vapeur jusqu'à ce que le flan prenne et que la chair du potiron devienne tendre ; on tranche en quartiers où flan et courge ne font qu'un. Débat aromate : la version lao/thaï traditionnelle parfume au **pandan** (et au sucre de palme, qui fonce et caramélise le flan), tandis que les versions occidentalisées (CulturEatz, Wandercooks) emploient la vanille — au Laos, le pandan et le sucre de palme sont les marqueurs authentiques. Point technique : **bien sécher l'intérieur du potiron** et choisir un **petit** potiron (trop gros = trop d'eau, flan qui ne prend pas). La cuisson **vapeur douce** évite que les œufs ne grainent. Se sert tiède ou froid.
Se déguste tel quel, tiède ou frais — éventuellement un filet de crème de coco salée par-dessus
Dessert de marché très commun au Laos, particulièrement dans le Sud (Pakse, Champassak), vendu en parts ou en potirons entiers. Mets de fête et de fin de repas, partagé avec la Thaïlande et le Cambodge. Spectacle gourmand des étals sucrés, apprécié pour le contraste entre flan soyeux et chair fondante de potiron.
Cliquez un ingrédient pour le cocher pendant vos courses.
Laver le potiron. Découper un chapeau autour de la tige et retirer les graines et les filaments à la cuillère. Essuyer soigneusement l'intérieur pour le sécher — toute eau résiduelle empêcherait le flan de prendre.
Chauffer doucement le lait et la crème de coco avec le sucre de palme, le sel et les feuilles de pandan froissées, sans bouillir, jusqu'à dissolution du sucre. Laisser infuser et tiédir, puis retirer le pandan.
Battre les œufs à part. Verser le lait de coco tiède (pas chaud, sinon les œufs coagulent) sur les œufs en fouettant doucement, sans faire mousser. Filtrer l'appareil au tamis fin pour une texture parfaitement lisse.
Poser le potiron évidé dans un plat ou un panier vapeur. Verser l'appareil à flan à l'intérieur, en laissant ~1 cm sous le bord (le flan gonfle un peu). Replacer éventuellement le chapeau à côté pour le cuire aussi.
Cuire à la vapeur à feu moyen 45-60 min. Maintenir une vapeur douce et régulière : une vapeur trop forte ferait grainer les œufs. Le temps varie selon la taille du potiron.
Le sangkhaya mak eu est prêt quand une lame plantée au centre du flan ressort propre et que la chair du potiron est tendre (la lame la traverse sans résistance). Si le flan tremble encore au centre, prolonger de 5-10 min.
Laisser tiédir complètement (idéalement réfrigérer quelques heures) : le flan se raffermit et se tranche net. Couper le potiron en quartiers comme un melon, de sorte que chaque part associe le flan pris et la chair fondante de courge.
Marquez-la cuisinée : elle entre dans votre journal, vous rapporte des points d'explorateur.
Sourcer ou se taire
Aucun commentaire pour l'instant. Sois le premier à cuisiner cette recette.
Vous l'avez testée ? Notez-la et partagez votre version : vous aidez l'Atlas à grandir.