Chargement de l'atlas
Atlas Culinaire · Micronésie · Océanie
Le « crowd favorite » de Pohnpei - bananes bouillies puis pilées, noyées sous une crème de coco épaisse
Uht sukusuk est, selon les notes d'ethnobotanique de Dana Lee Ling (College of Micronesia-FSM), décrit sobrement comme « boiled mashed bananas smothered in coconut milk » et présenté comme « the perennial crowd favorite » lors des présentations de plats traditionnels micronésiens. Le point technique qui ancre le plat dans la tradition pohnpéienne est l'outil de pilage : le pétiole de palme (frond stem) servait à écraser la banane, comme pour d'autres préparations pilées de Pohnpei. Une nuance honnête : le terme pwedoi pour désigner la crème de coco épaisse, et l'association systématique aux yam feasts, ne sont pas confirmés mot pour mot sur les pages Dana Lee Ling consultées en clair - on les conserve comme contexte vernaculaire plausible mais on ne les durcit pas en certitude. Ce qui est documenté côté banane, c'est la famille de plats apparentés (koroi pali, « banana half boat », où l'on broie une moitié de banane, on la mélange à la crème de coco, puis on reconstitue le fruit avant de l'emballer et de le bouillir), qui montre une grammaire culinaire commune : banane mûre + crème de coco, déclinée selon le pilage et la présentation.
Servir tiède, juste pilé, la crème de coco nappée par-dessus pour qu'elle reste bien épaisse. Plat de fête et de partage plutôt que dessert individuel ; se marie aux autres mets pilés de Pohnpei (taro, fruit à pain) lors d'un repas communautaire.
Uht sukusuk est présenté par Dana Lee Ling (College of Micronesia-FSM) comme « the perennial crowd favorite » parmi les plats traditionnels micronésiens présentés en classe - signe d'un plat domestique très aimé à Pohnpei, simple, nourrissant et fédérateur, plutôt qu'un plat de haute cérémonie.
Cliquez un ingrédient pour le cocher pendant vos courses.
Sélectionnez des bananes (uht) bien mûres mais encore fermes. Pelez-les entièrement. Le degré de maturité décide du résultat : assez mûres pour être douces, assez fermes pour ne pas se déliter avant le pilage.
Plongez les bananes pelées dans l'eau frémissante et faites-les bouillir jusqu'à ce qu'elles soient tendres à cœur, percées sans résistance. C'est la cuisson qui les rend pilables et concentre leur goût avant l'écrasage.
Égouttez puis pilez les bananes chaudes jusqu'à obtenir une masse lisse et homogène. Traditionnellement, à Pohnpei, on les écrasait avec un pétiole de palme (frond stem), le même outil que pour d'autres plats pilés. Travaillez tant que c'est chaud, c'est plus facile.
Râpez la chair d'une coco mûre, puis pressez-la pour en extraire la crème. Réservez la PREMIÈRE pression, la plus grasse et la plus épaisse : c'est elle (le pwedoi) qui fera le nappage. Salez d'une pincée si vous le souhaitez.
Dressez la banane pilée tiède dans un plat de service et nappez généreusement de crème de coco épaisse par-dessus, de façon à « noyer » la banane (smothered). Servez aussitôt, en partage. C'est le « perennial crowd favorite » des tablées pohnpéiennes.
Marquez-la cuisinée : elle entre dans votre journal, vous rapporte des points d'explorateur.
Aucun commentaire pour l'instant. Sois le premier à cuisiner cette recette.
Vous l'avez testée ? Notez-la et partagez votre version : vous aidez l'Atlas à grandir.