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Atlas Culinaire · Martinique · Amériques
Le migan martiniquais — purée rustique d'igname écrasée avec des morceaux de cochon fumé, ail, cive et piment végétarien. Plat paysan de la campagne du nord, profondément nourrissant et parfumé de la fumée créole du cochon boucané.
Le migan d'igname est le plat de la cuisine paysanne du nord martiniquais, hérité des pratiques de subsistance des petites exploitations rurales, et son identité tient dans un mot : grossier. À Grand-Rivière et Macouba, l'igname cuite s'écrase à la fourchette, morceaux et grumeaux assumés, jamais au presse-purée : la purée lisse est l'autre camp, et le nord n'en démord pas. Sa deuxième signature est le cochon fumé, qui fait tout sans rien demander : revenu à sec, sa graisse de fumage fond et parfume la cocotte, puis l'igname cuit directement dans ce bouillon, l'eau affleurant à peine, vingt à vingt-cinq minutes jusqu'à s'écraser facilement. Le beurre entre en finition, délicatement, et l'on ne sale jamais, le fumé s'en charge. Servi immédiatement dans des bols rustiques, un morceau de cochon posé dessus, le vert de la cive en contraste frais sur la fumée : c'est le frère de terre du migan de fruit à pain, la même technique appliquée à l'autre grand féculent de l'île.
Le migan d'igname est le plat de la cuisine créole paysanne du nord martiniquais — une préparation très ancienne héritée des pratiques de subsistance des petites exploitations rurales.
Cliquez un ingrédient pour le cocher pendant vos courses.
Dans une cocotte, faire revenir les morceaux de cochon fumé à sec (sans ajout d'huile) à feu moyen 5-6 min jusqu'à ce que la graisse de fumage commence à fondre et à parfumer. Ajouter l'ail haché et la partie blanche de la cive, faire revenir 2 min.
Le pourquoiLa graisse de fumage fondue à sec est tout l'assaisonnement du migan : aucune huile n'a sa place ici.
Ajouter les morceaux d'igname dans la cocotte avec le cochon. Couvrir d'eau froide (environ 40 cl) — l'eau doit juste affleurer l'igname. Ajouter thym et piment. Porter à frémissement, cuire à couvert 20-25 min jusqu'à ce que l'igname s'écrase facilement à la fourchette.
Le pourquoiL'igname cuit dans le bouillon du cochon, pas dans une eau claire : c'est là qu'elle prend le goût.
Retirer le thym. Écraser grossièrement l'igname à la fourchette dans la cocotte avec le jus de cuisson résiduel — garder des morceaux (pas une purée lisse). Si trop épais, ajouter un peu d'eau de cuisson. Retirer les os du cochon fumé. Ajouter le beurre et mélanger délicatement. Goûter, ajuster poivre uniquement (le cochon fumé sale suffisamment).
Le pourquoiL'écrasé grossier à la fourchette est l'identité du migan : morceaux et grumeaux assumés, jamais une purée lisse.
Parsemer de la partie verte de la cive ciselée. Servir immédiatement dans des bols rustiques avec un morceau de cochon fumé par dessus. Accompagner de banane plantain rôtie et salade de tomates créole.
Le pourquoiLe vert de cive frais fait le contraste sur la fumée : c'est la seule fraîcheur du plat, elle compte.
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La même igname en deux textures : écrasée grossière au cochon fumé dans le migan du nord, lissée au lait et gratinée au four le dimanche.
Voir la recette →VarianteLe même principe, l'autre base : le migan est une technique de texture, et l'igname au cochon fumé en est la seconde grande incarnation martiniquaise.
Voir la recette →Sourcer ou se taire
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