Chargement de l’atlas
Atlas Culinaire · Corée du Sud · Asie
Le chou napa fermenté, âme de la table coréenne : salé puis enrobé feuille à feuille d'une pâte de piment, d'ail et de jeotgal, il mûrit en silence jusqu'à l'acidité parfaite. Patrimoine vivant du kimjang, inscrit à l'UNESCO en 2013.
Demandez aux Coréens leur plat, et beaucoup répondront : le kimchi. Il n'est pas un accompagnement parmi d'autres, mais la basse continue de chaque repas, présent à toutes les tables, par-delà les classes et les régions. Et parmi les deux cents et quelques kimchi recensés, le baechu kimchi — au chou napa — est le totem.
Le kimchi n'est pas qu'« du chou pimenté », et trois malentendus méritent d'être levés.
✦ Choisissez votre école ✦
L'assaisonnement modéré de la capitale : des jeotgal clairs (crevettes salées), ni trop salé ni trop fade, d'un rouge net. La version la plus accessible pour découvrir le kimchi.
Cliquez un ingrédient pour le cocher pendant vos courses.
Fendez le chou en deux ou en quartiers, sans détacher les feuilles du trognon. Plongez-les dans une saumure (environ 150 g de gros sel marin par litre d'eau), puis saupoudrez encore un peu de sel entre chaque feuille, plus généreusement vers les tiges blanches et charnues. Laissez dégorger six à huit heures, en retournant les quartiers deux ou trois fois. Rincez ensuite abondamment et laissez bien égoutter.
Le pourquoiLe salage n'assaisonne pas seulement : par osmose, il déshydrate la feuille, l'assouplit et sélectionne les bactéries lactiques (« 소금의 삼투작용으로 배추를 탈수시키고 », My Korean Kitchen). Une étude coréenne fixe la cible à 2,8 % de sel dans le chou.
Délayez deux cuillères de farine de riz gluant dans un verre d'eau et faites épaissir à feu doux en remuant, jusqu'à une bouillie claire et nappante. Laissez-la refroidir complètement avant de l'utiliser.
Le pourquoiCette colle (찹쌀풀) fait deux choses : ses sucres nourrissent les bactéries lactiques au démarrage, et sa texture fait adhérer le yangnyeom à chaque feuille. Incorporée chaude, elle dénature le goût (« 뜨거우면 양념 맛이 변해요 »).
Détaillez le radis blanc en fine julienne et coupez la ciboule en tronçons. Mixez ou hachez finement l'ail, le gingembre, l'oignon et la poire, et mélangez le tout à la colle de riz refroidie : c'est la base commune à tous les yangnyeom.
Le pourquoiLe radis apporte le croquant et un jus qui démarre la fermentation ; la poire et l'oignon, leurs sucres ; l'ail, le goût et la flore (les bactéries du kimchi viennent surtout du chou et de l'ail, World Institute of Kimchi).
Ajoutez à la base un piment doux et mesuré : environ 60 g de gochugaru, des crevettes salées (saeujeot) hachées et un trait de sauce d'anchois. C'est l'assaisonnement de la capitale — ni trop salé, ni trop fade, d'un rouge clair et net.
Le pourquoiLe centre du pays privilégie les jeotgal clairs (새우젓) : « 짜지도 않고 싱겁지도 않은 » (우리역사넷). La version la plus équilibrée, idéale pour découvrir le kimchi.
Enfilez des gants et enduisez le chou de yangnyeom feuille par feuille, en insistant sur les parties blanches. Repliez ensuite chaque quartier sur lui-même, en l'enveloppant d'une feuille extérieure, et rangez-les bien serrés dans un récipient.
Le pourquoiEnduire chaque feuille, plutôt que de hacher et mélanger, est le geste du tongbaechu (chou entier) : c'est ce qui donne un kimchi qui se tranche, où chaque bouchée porte le bon dosage.
Laissez le kimchi un à deux jours à température ambiante pour lancer la fermentation, puis passez-le au froid — idéalement dans un réfrigérateur à kimchi. Il se mange dès maintenant, frais et croquant, mais se bonifie deux semaines durant et continue de s'acidifier pendant des mois.
Le pourquoiÀ l'ambiante, les bactéries (Leuconostoc d'abord, puis Lactobacillus) acidifient vite ; le froid ralentit ensuite et complexifie le goût (pH 5,8 → 4,0). Cette lente maturation transforme un chou pimenté en kimchi.
Marquez-la cuisinée : elle entre dans votre journal, vous rapporte des points d'explorateur.
♔ Cette recette n'a jamais été testée par la communauté. Soyez le premier à fermer la couronne.
Le cousin de radis : même geste d'assaisonnement que le baechu, mais sur du radis (mu) coupé en cubes croquants. Le kimchi de tous les jours.
Voir la recette →CousineLe cousin de radis entier : de petits radis « ponytail » avec leurs fanes, le pendant le plus croquant du baechu, souvent fait au moment du kimjang.
Voir la recette →CousineLe cousin d'été : un concombre fendu et farci d'une garniture pimentée — même technique de farce que le chou feuilleté, en version croquante et fraîche.
Voir la recette →CousineLe cousin régional du Jeolla : des feuilles de moutarde, piquantes et parfumées. Le gat-kimchi de Dolsan (Yeosu) est le plus réputé — l'âme du Sud dans un kimchi.
Voir la recette →CousineLe cousin « légume piquant » : de la ciboule entière enrobée de gochugaru et de jeotgal. Avant même le piment, la ciboule comptait déjà parmi les kimchi relevés.
Voir la recette →VarianteLe kimchi BLANC, sans piment : c'est l'ancêtre historique du baechu rouge. Avant « la révolution du piment » (1766), tout kimchi de chou était ainsi — saumure claire, poire, jujube, pignons. Une fenêtre directe sur le kimchi d'avant le rouge.
Voir la recette →CousineLe cousin d'été : de jeunes radis tendres (feuilles comprises), faits en version eau (물김치) ou en kimchi minute. Le kimchi rafraîchissant de la saison chaude.
Voir la recette →CousineLe cousin d'eau : radis et chou en carrés, baignés d'un bouillon rosé au piment. Un kimchi liquide (물김치), doux et désaltérant, qu'on boit autant qu'on le mange.
Voir la recette →VarianteLe kimchi « minute » : du chou tout juste assaisonné, mangé aussitôt sans fermentation. C'est le baechu avant la maturation — frais, croquant et vif.
Voir la recette →CousineLe plat-roi du kimchi vieilli : quand le baechu devient trop acide, on le transforme en ragoût mijoté avec du porc ou du tofu. La seconde vie du kimchi.
Voir la recette →Le baechu de fête de Kaesong : les feuilles de chou enveloppent (bossam) une garniture luxueuse — poulpe, huître, châtaigne, poire, jujube, pignons. Le kimchi le plus raffiné, d'origine de cour.
Pas encore dans l'AtlasLe kimchi d'eau d'hiver : des radis entiers en saumure claire, sans piment, dont on boit le bouillon glacé. Une forme primitive du kimchi, déjà présente au Goryeo.
Pas encore dans l'AtlasSourcer ou se taire
♛ COURONNE — ENLUMINURE V4 · or en attente du test
Aucun commentaire pour l'instant. Sois le premier à cuisiner cette recette.