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Atlas Culinaire · Liban · Asie
Le grand petit-déjeuner du Levant : petites fèves brunes mijotées, pois chiches, citron, ail et huile d'olive, écrasées à moitié dans la coupe
Au Levant, la journée commence souvent par un bol de foul mudammas : de petites fèves brunes mijotées longuement, écrasées à moitié dans la coupe avec du citron, de l'ail et un flot d'huile d'olive. Chaud, rustique, roboratif, il se partage au petit-déjeuner avec le houmous et le labneh, du pain tiède, des oignons crus et des olives, un thé noir bien sucré à côté. La signature libanaise tient en une poignée : aux fèves, on ajoute des pois chiches, dans un rapport d'environ deux tiers de fèves pour un tiers de pois chiches, ce que la table égyptienne, elle, ne fait pas.
L'origine se dispute d'un pays à l'autre : l'Égypte, où il est plat national, le Liban, la Syrie, la Palestine et la Jordanie le revendiquent tous.
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Préparation — Réchauffer les fèves — Verser les fèves brunes avec leur liquide dans une casserole. Ajouter les chiches cuits. Chauffer à feu doux 8-10 min jusqu'à frémissement léger. Ne pas faire bouillir.
Le pourquoiUn simple frémissement suffit : les fèves déjà cuites ne demandent qu'à être réchauffées et parfumées, pas recuites.
Ail — Préparer la pâte d'ail — Au mortier, écraser l'ail avec une grosse pincée de gros sel jusqu'à obtenir une pâte fine et translucide. Le sel sert d'abrasif et neutralise le piquant cru.
Le pourquoiÉcraser l'ail au sel plutôt que le hacher en adoucit le mordant cru et le fond dans le plat.
Assaisonnement — Mélanger ail et citron — Verser l'ail écrasé et le jus de citron sur les fèves chaudes. Bien remuer pour homogénéiser. Goûter, rectifier sel et citron.
Le pourquoiAjoutés sur les fèves chaudes, l'ail et le citron s'infusent et réveillent tout le plat.
Service — Dresser en coupes individuelles — Répartir dans des coupes individuelles tièdes. Verser une louche du bouillon de cuisson par-dessus.
Le pourquoiLe foul se sert en coupe individuelle chaude, avec un peu de son bouillon, pour rester moelleux jusqu'à la dernière bouchée.
Garniture — Garnir traditionnellement — Saupoudrer cumin moulu généreux. Verser l'huile d'olive en filet abondant. Décorer avec persil, dés de tomate, piment et oignon haché si désiré.
Le pourquoiLe cumin, l'huile d'olive et les crudités sont la parure classique : ils apportent parfum, gras et fraîcheur.
Service — Apporter à table — Servir IMMÉDIATEMENT avec pain pita tiède, oignon rouge cru en quartiers, olives noires et thé noir sucré.
Le pourquoiLe foul se mange brûlant, à la pita, qui sert de cuillère : c'est un plat de partage immédiat.
Finition — Le geste de l'écrasage — Au moment de manger, chaque convive écrase 50% de ses fèves à la fourchette dans sa propre coupe — l'autre 50% reste entier. Texture mi-purée mi-fève.
Le pourquoiL'écrasage à moitié, dans sa propre coupe, donne la texture mi-purée mi-grain qui définit le foul libanais.
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Le trio du petit-déjeuner levantin : foul fumant, houmous crémeux et labneh se partagent la même table du matin et le même pain.
Voir la recette →CousineLe trio du petit-déjeuner libanais : labneh, foul et houmous se partagent la table du matin et le même pain tiède.
Voir la recette →La variante damascène : les fèves y sont montées au yaourt, pour une version plus onctueuse et acidulée du même petit-déjeuner.
Pas encore dans l'AtlasLa matrice égyptienne, plat national : mêmes fèves brunes mijotées, mais sans pois chiches et davantage écrasées en purée. Le cousin dont le foul libanais se distingue.
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