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Les 50 dernières fiches intégrées à l'Atlas.
Feuilles vertes mijotees au beurre de cacahuete (dovi), classique vegetal du Sadza nemuriwo
Le mieliepap (bouillie de maïs blanc) servi au braai avec la boerewors en spirale et une sauce tomate-oignon — le plat de partage transethnique par excellence
Le mandi du Hadramaout — agneau qui descend dans le tannour souterrain, riz basmati au safran qui s'imprègne du jus brûlé du charbon, parfum smoked qui voyage de Sanaa à Doha en passant par Médine.
Le chop suey-totem du Pacifique — héritage de l'immigration chinoise du 19e siècle réinventé samoanaise — nouilles cellophane sautées avec poulet/bœuf, gingembre-ail-soja, légumes croquants. Plat du fa'asamoa et des fêtes.
Six cents ans de village, une feuille bouillie jusqu'à la fibre disparue, et dix heures de repos avant la première bouchée.
L'amertume assumée des villages Mường : la feuille émincée en cheveux, trois minutes de bouillon, et rien qui vienne l'adoucir.
La confiserie de route de la citadelle des Hồ : farine de nếp cái hoa vàng, sirop de canne de Kim Tân, gingembre — et un pétrissage au mortier que la production moderne a sacrifié.
Un gâteau taillé comme une dent de herse, en hommage au roi qui descendit lui-même labourer — et l'étape du giáo bột qui décide de tout.
Le seul plat vietnamien qui utilise la feuille de phở comme enveloppe à griller — et non comme nouille à ébouillanter.
La conserve d'un pays d'eau : le tép riu du Hoàng Long, le sel et le riz grillé — puis un mois de patience, et la cuisson obligatoire.
Une anguille-serpent crue, du riz grillé, et une sauce faite de ses propres arêtes pilées : le plat le plus radical du Nord.
Une chèvre qui grimpe sur le calcaire toute sa vie : muscle sec, peu de gras, et deux façons de la servir.
Un accident de marmite devenu emblème provincial : le fond de riz croûté, frit puis noyé de sauce de chèvre.
Un bouillon limpide tiré des arêtes, des filets frits croustillants et une pluie d'aneth : la soupe de rizière du Nord.
Une galette bombée, criblée de sésame, éventée à la main sur la braise jusqu'à ce qu'elle se cambre.
Un longane évidé, une graine de lotus glissée dedans, un sirop de sucre candi : le dessert qu'on servait aux banquets impériaux.
Seize heures sur un feu de bois de longane, jusqu'à ce que les arêtes elles-mêmes se mangent.
Deux produits d'une seule rizière : la perche des champs et le bánh đa translucide du village de Dợi.
Un gâteau nommé d'après les œufs d'un crabe qu'il ne contient pas — et offert au roi depuis le XVIIIe siècle.
Trois ingrédients, aucun arôme ajouté : le nougat de Nam Định tire son nom d'un temple chinois et son goût de rien d'autre que lui-même.
Du porc cru, de la couenne croquante et du riz grillé moulu : trois terroirs de Nam Định dans une boulette.
L'autre berceau du phở : plus salé, plus large, plus franc — et patrimoine national depuis 2024.
Le pot de dưa cải sur le buffet : l'acide de base de la cuisine vietnamienne, et son piège sanitaire le mieux documenté.
« Thịt mỡ, dưa hành, câu đối đỏ » : sans elle, le plateau du Nouvel An lunaire n'existe pas.
Soja grillé au sable, riz gluant moisi et six mois de soleil : la sauce que l'on offrait au roi.
Violette, brutale, indispensable : le condiment le plus clivant du Vietnam, et le seul protégé par une indication géographique.
Des crevettes entières, rouges et croquantes, que le riz gluant fait fermenter — la « sauce royale » de Huế.
Deux ingrédients, un tonneau de bois et douze mois : le premier produit vietnamien protégé par l'Union européenne.
Le giò qui passe au feu : même pâte, mais dorée à la cannelle et roulée sur un tube de bambou.
Le seul giò qui ne se pile pas : il se saute à la poêle, se presse à chaud et prend au froid tout seul.
La brique du garde-manger vietnamien : sans elle, pas de bánh mì, pas de bún thang, pas de Tết.
La crêpe qui grésille — pas d'œuf dans la pâte, c'est le curcuma qui dore
Des piments criollos écrasés et liés au lait ou au suero jusqu'à obtenir une sauce épaisse et crémeuse : le picante des Andes, à mille lieues des sauces vinaigrées
Ají dulce, oignon, ail, poivron et tomate fondus dans une huile colorée à l'onoto : la base sur laquelle repose à peu près toute la cuisine vénézuélienne
Le fromage blanc des Andes égoutté sur des nattes puis fumé au-dessus du foyer à bois, autrefois enveloppé de feuilles de frailejón : le fromage du páramo
Le caillé cuit jusqu'à l'élasticité puis pétri en fines couches — les telas — et moulé : un fromage si délicat qu'il est presque tartinable
Le caillé ébouillanté puis étiré et replié à la main jusqu'à former des couches : le fromage qui doit son nom au geste qui le fabrique
Coriandre, persil, oignon, ail, poivron, vinaigre et huile émulsionnés — et l'avocat qui n'y était pas au départ : la sauce des grillades vénézuéliennes, à ne pas confondre avec le guacamole
Du miche andino chauffé avec de la cannelle, du papelón et des épices, bu brûlant : la boisson qui réchauffe le páramo à trois mille mètres
Des jaunes d'œufs battus avec du lait, des épices et du miche andino ou du cocuy : le ponche des Andes vénézuéliennes, tenu pour l'ancêtre du ponche crema
Du jus de parchita, du rhum blanc, de la grenadine et une pointe de sel dans un grand pichet : la boisson de toutes les sorties à la plage et de toutes les réunions vénézuéliennes
Jaunes d'œufs, lait, sucre et rhum montés en liqueur crémeuse : la formule mise au point vers 1900 par le chimiste Eliodoro González Poleo et brevetée en 1904 sous Cipriano Castro
Deux ans minimum en fût de chêne blanc et quarante degrés d'alcool anhydre : le cahier des charges qui a fait du rhum vénézuélien la deuxième appellation contrôlée du pays
La première dénomination d'origine de spiritueux du Venezuela : l'agave des zones arides de Falcón, rôti, pilé au maillet de bois, fermenté et distillé à Pecaya — et rien d'autre
Du lait, de la pulpe de parchita, du sucre et beaucoup de glace fouettés ensemble jusqu'à mousser : le batido vénézuélien qui a hérité son nom de la leche merengada coloniale
Une sangria sans vin : des fruits tropicaux coupés en dés dans du jus d'orange et de pastèque, teintés de grenadine, qui se mange à la cuillère autant qu'elle se boit
Rien que les écorces d'un ananas, de l'eau et du papelón, laissés fermenter trois jours : la boisson qui transforme un déchet en rafraîchissement
Le maïs cariaco, cette variété violette des Llanos, cuit et moulu avec du papelón et de la guayabita : la boisson de Noël du llano vénézuélien
Du maïs qu'on fait germer avant de le moudre, fermenté avec du papelón et de la guayabita : la boisson des places de Caracas coloniale, aujourd'hui presque disparue
L'écorce d'ananas laissée fermenter trois jours avec du papelón, puis liée au riz et parfumée à la guayabita : la chicha acidulée des Andes, à l'opposé exact de la chicha au lait